Vendredi 20 novembre 2009
La chapelle st André, j'en ai déjà parlé
lors de la rando au Montounier clic, nous y étions passés.
Cette fois ci, la boucle sera différente, nous passerons par cette chapelle qui s'appelait autrefois au XIIème siècle, Notre dame de Julhans ou tout simplement notre dame de sécheresse.
Batie et fortifiée sur un piton rocheux elle domine le vieux village de Roquefort.
Le départ de la rando va se faire sur la D3d cette petite route tortueuse qui relie le col de l'ange au col du grand Caunet, tout cela se situant grosso modo à la sortie d'Aubagne.
Au col de l'ange, prendre la D1, à droite et peu après, s'engager sur la D3d, à gauche, attention carrefour dangereux situé en plein dans un virage en épingle.
Environ 1,5 km après, la route croise le GR98 "Jura Mediterranée", s'arreter sur le bas coté, il y a de la place pour 3 ou 4 voitures.
La rando débute par la partie du GR qui monte, donc à droite quand on arrive du col de l'Ange, à ce niveau le GR est confondu avec une piste RDF, une barrière BDF signale bien cet
endroit.
La montée est rude, la piste bétonnée fait vite place à du caillou.
A droite, de jeunes
pins.....le feu toujours le feu !
Arrivé sur un plateau, à notre gauche direction le Montounier par le GR98, tout droit, la chapelle st André, ce n'est pas loin et c'est assez vallonné, la piste est large et agréable.
De loin en loin, la chapelle apparait, sur son piton et avec un bon morceau de fortification bien restaurée.
Une petite visite des alentours s'impose, avec une vue plongeante sur le chateau de Julhans et le vieux village de Roquefort.
A signaler
son toit en pierres de taille plates ce qui est exceptionnel par ici, où la tuile canal est de rigueur.
A Notre Dame de la Sècheresse, Pas de pieds nus, pas de pluie !
La tradition voulait, disait on que les années de sècheresse, les pélerins des environs montent à Notre dame, en procession et les pieds nus pour implorer la pluie.
C'était parait il infaillible.
Une année le zèle des paroissiens s'étant un peu atténué, ils montèrent chaussés, Malheur à eux, le ciel demeura sec une sècheresse hors du commun s'etendit sur la région.
Cette leçon ayant porté ses fruits, penauds, ils remontèrent à Notre Dame en procession mais pieds nus comme il se devait.
Un tel déluge venant du ciel s'abattit sur les pauvres pélerins que ceux ci faillirent périr noyés , des torrents furieux dévalant de les collines.
Bien que le lieu soit accueillant, il est un peu tôt pour la pause pique nique.
La piste part vers l'ouest et se transforme très vite en un agréable et étroit sentier qui surplombe un centre équestre.
Mosaïque des champs.
La descente dans les sous bois est assez agréable, toujours suivre le sentier le plus évident, le but, la barre rocheuse boisée qui se trouve en face, il va falloir remonter, et pas qu'un peu.
Arbouses, en fruits
et en fleurs, jolies clochettes blanchâtres.
En légère remontée, un carrefour, la piste évidente va à droite, nous allons prendre tout droit, en face, un trés étroit sentier qui va nous emmener sur la barre rocheuse,
à la hauteur d'une citerne du DFCI et retrouver le GR98 qui ici se confond avec le GR 51 c'est la fameuse piste du "cabanon du Marquis" , bien connue des marcheurs de la région.
Au carrefour nous allons nous engager sur le sentier en face, juste pour trouver un coin sympa pour la pause pique nique, à l'abri du vent, au soleil et vue sur l'ile verte.
Pour le retour nous revenons sur le GR 51 direction plein est, vers le grand Caunet, la piste est large, presque tout le long en légère descente, et sur sa dernière portion bordée de pins.
Arrivé au parking du grand Caunet, on traverse la route, la D3d ( la voiture est garée bien plus bas) et à coté d'un gros tas de fumier laissé ici par le centre équestre, s'engager sur la
piste large qui est fermée par une BDF.
Le fumier déposé ici est à la disposition de qui en veut, on peut se servir c'est gratuit. Je ne me prive pas de l'utiliser dans mon jardin. Il faut en profiter,
c'est le moment de le faire, pas au printemps.
La piste va remonter en bordure des bois, tourner a droite la suivre jusqu'à une citerne du DFCI, là dans une ligne droite, à un carrefour signalé pour les VTT prendre à gauche
et descendre vers la D3d par une piste pentue et caillouteuse, on va rejoindre le GR 98 puis la voiture.
C'est un parcours varié, montées à l'aller, pratiquement de la descente sur tout le retour, assez facile mais il faut presque 4 heures pour le boucler.
Par jluc
-
Publié dans : petites randonnées
-
4
-
Recommander
Mercredi 18 novembre 2009
Après un échange de commentaires avec
Didier (voir les commentaires laissés sur : "souvenirs d'un autre
temps" clic ) , je me suis décidé à réouvrir ma boite à souvenirs motocyclistes.
Le milieu de la moto a toujours été considéré comme un milieu où la solidarité et l'entraide étaient des valeurs fortes, des vérités.
Il est probable que ça remonte à un temps où les motos étaient des engins peu fiables, et la communauté motarde se faisait un honneur de se prêter main forte en cas de besoin, communauté assez mal
vue du reste de la population , on compense comme on peut.
Même si les temps on bien changés , le motard à longtemps trainé derrière lui l'image d'un loubard en blouson plutot crade, les mains pleines de cambouis et à la machine
bruyante.
La chanson de Piaf, "l'homme à la moto" est l'image parfaite de ce qu'était un motard dans les années 50/60.
Aout 1972, j'avais décidé de partir faire un assez long périple en moto, une petite
mais flambant neuve Motobécane 125 cc bicylindre, juste un peu préparée par mes soins pour la dévergonder un brin.
Une petite moto mais endurante, rapide pour sa cylindrée, juste un peu gourmande en carburant.
La mienne était rouge, et avec un moteur un peu plus
musclé.
Il était question de partir en Grèce au départ de Marseille, et tout par la route, n'ayant pas les moyens de payer les autoroutes jusqu'à Trieste.
Ma soeur, seule pour ces vacances d'été, va m'accompagner.
Il faut imaginer la scène, une petite moto 125 cc, deux personnes, avec les bagages, la tente de camping, les sacoches, le bidon d'huile de réserve pour le moteur si
exigeant sur la qualité etc. Un chargement conséquent.
Départ Marseille, direction l'Italie, passage en Yougoslavie par Trieste, puis la cote Adriatique, contourner l'Albanie, et la Grèce .... un pacson de kilomètres en vue !
Pas froid aux yeux le JLuc.
Notre première halte Italienne, dans un minuscule village juste après la frontière, Torri .
TorriSuperiore est un petit village médiéval du 14ème siècle, à flanc de montagne, situé à la
frontière franco-italienne, à 8 km de Ventimiglia au bord de la Méditerranée. Le village, composé de petites maisons en pierre, la plupart rénovées, certaines en ruine, reliées par de
minuscules ruelles et couloirs, forme un véritable labyrinthe…
Des soucis techniques dus aux pneus vont raccourcir ce périple qui va se limiter à faire demi tour à Omis en Yougoslavie ( en Croatie, aujourd'hui ), juste après Split à
l'embouchure de la rivière Cétina.
Après de multiples crevaisons dont une avec chute sans trop de gravité, nous allons poursuivre notre route, arrivés à Split, je me décide à changer le pneu arrière lourdement malmené , par un
tout neuf, tant pis pour les économies.
On s'imagine...... deux Marseillais baragouinant un peu d'Anglais dans la Yougoslavie socialiste de Tito en 1972...et à la recherche du précieux pneumatique de moto .
Ne pas s'affoler, aller à la rencontre d'un agent de police pour expliquer ( tenter d'expliquer ! ) le problème et à notre grande stupeur celui ci nous fait comprendre qu'il parle
parfaitement ....l'Allemand mais que son collègue à un autre carrefour parle l'English, non pas le Français ! mais on fait avec.
Je dois dire que l'accueil que nous avons reçu dans tous les endroits où nous sommes passés, à été remarquable de politesse et de gentillesse, par ces policiers, les restaurateurs, les
fermiers qui nous prêtent leur champs pour pouvoir planter notre tente, et bien d'autres. Celà se confirmera encore plus tard, nous verrons.
Cet élégant Policeman, uniforme et casque blanc nous donne le renseignement cherché, à savoir un magasin de pièces détachées moto où on va pouvoir enfin trouver ce pneumatique.
Las... c'est un magasin.......... de chaussures où nous sommes envoyés, désespoir ! Mais en regardant bien la vitrine on remarque que ce magasin vend AUSSI des pneus, de vélos, de voitures et
de motos, yessssss !
Oui, mais la dimension recherchée n'existe pas dans cette Fédération Socialiste, les importations étant plus que limitées.
La guigne nous pousuit, il est sûr que si j'avais possédé une indestructible moto Jawa locale ou une MZ Tchèque, la réparation aurait été une simple formalité, mais nous serions passés
inaperçus, tandis qu'avec la moderne Motobec' c'était plutot l'attraction partout où nous passions.
Chargée comme un mulet, la Motobec' préparée, filait quand même avec 40 km/h de plus que les motos locales.
Il faut se remettre dans le contexte, les années 70 en Yougoslavie ....
Je vais me résigner à une ultime réparation, les dernières rustines sont posées sur une chambre à air qui ressemble de plus en plus à un chapelet de saucisses et nous reprendrons la route,
direction la légendaire Dubrovnik .....que nous n'atteindrons jamais.
Arrété sur le bord de la route, juste après Omis, roue arrière démontée, je contemple le désastre, en priant ( ça ne fait pas de mal ! ) pour qu'un motard, un vrai de vrai,
s'arrête et nous porte assistance.
Peine perdue, il y a même un motard en BMW, immatriculé "13" comme nous, qui nous a superbement ignoré, moi comme un con sur le bord de la route bras levé faisant le salut
motard !
Un antique cyclo pétaradant et fumant, stoppe près de nous, un jeune Yougo en descend, nous demande en excellent Français où est le problème.
Ni une ni deux, il me dit de prendre la chambre à air, m'emmène chez lui sur son engin antédiluvien , répare avec sa provision de vieux bouts de chambre à air et me
ramène à la moto, m'aide à remonter, regonfler la roue et ne veux RIEN en remerciement.
- J'ai déjà été payé par mes études d' architecture faites à Marseille me dit il , quel beau Pays que le tien !
Tu vois ami Yougoslave , je ne me souviens plus de ton nom mais ce geste est toujours gravé dans ma mémoire, nous avions sensiblement le même âge, j'espère de tout coeur que la
putain de guerre t'as épargné, encore une fois merci de ce geste si anodin sur le fond mais si important sur la forme, tu n'étais pas motard mais la solidarité tu savais ce que ça
voulait dire.
Un compatriote Marseillais sur une prétentieuse BMW a ignoré ma modeste 125 mais Toi le jeune Yougo qui regardait ma bécane avec envie tu as donné de ton temps, de ton argent et de
ton savoir faire à bien mieux loti que toi dans la vie.
N'ayant pas l'inconscience de continuer à galérer, nous reviendrons passer quelques jours sur la plage de ce merveilleux village d'Omis, visiter les gorges de la Cétina.
Le trés beau village
d'Omis.....aujourd'hui.
.....Omis, j'y retournerais deux ans plus tard, en voyage de noces, entre temps, le tourisme de masse est passé par là et la superbe plage sauvage est
devenue un immense camping avec des milliers de tentes et de caravanes.
Immense déception, moi qui avait cravaché la Simca 1000 pour arriver ici rapidement et montrer ce coin de paradis à ma Femme !
Il faut penser à rentrer, lentement, la réparation va tenir jusqu'à Trieste où un magasin moto Italien nous fournira et montera un pneu Metzeler tout neuf.
Dans la campagne, nous allons installer la tente. Région de Parme.
remarquez le seul rétro survivant, tenant avec une pince à linge, une gamelle chute arrivant si vite !
héhé, j'avais 23 ans à l'époque.
Sur le retour, maintenant que la bécane est équipée d'un pneu arrière neuf, nous pouvons rouler, un détour par Venise, puis Parme, et on rentre.
Une autre anecdote bien plus amusante, de retour en France, vers Nice, nous décidons de nous faire un resto, ça fait plusieurs jours qu'on bouffe n'importe quoi et il reste un peu d'argent
dans la cagnotte, alors....
Bizarre, premier resto, complet, idem le deuxième et au bout d'un moment il faut bien se rendre à l'évidence, on ne veut pas de nous , même dans les restos les plus modestes des
environs de Nice .
En me regardant dans le rétro de la bécane, casque enlevé, que vois je ?
Un visage noir de la crasse des échappements des camions que nous suivons depuis la frontière Italienne ( pas d'autoroute, trop cher ! ) et deux cercles blancs à l'emplacement des
lunettes. Pas étonnant que l'on ai été rejeté de tous les restos !
Surtout qu'à cette époque les restos "aimaient" bien les motards .................de loin !
On s'en foutait, on était jeunes, c'était bien !
Par jluc
-
Publié dans : pensées
7
-
Recommander