Lundi 8 février 2010
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21:14
Puisque nous vivons une trêve
climatique, cette semaine a été marquée par du très beau temps et parfois même, presque, sans vent comme aujourd'hui 3 février 2010.
S'il fait frisquet, -2° ce matin le soleil compense bien et c'est le principal.
Ce beau temps, disais je , est une bonne excuse pour aller traîner les chaussures ( neuves, aie les ampoules ! ) dans les calanques.
Pour aujourd'hui, le programme c'est départ de luminy, direction la calanque de Sugiton, puis la calanque de Morgiou et retour à Luminy par un sentier abrupt " de chèvres" qui va couper le
massif en diagonale, une bonne grimpette en vue.
J'ai déjà expliqué les avantages de partir dans les calanques au départ de Luminy, c'est ici .
clic pour agrandir.
Au col de Sugiton (2) , suivre dans un premier temps le tracé rouge/blanc du GR98-51 mais le quitter au premier carrefour de pistes
(3), prendre à droite celle qui descend au fond du vallon de Sugiton, trace rouge.

C'est une piste de type RDF partiellement goudronnée pour limiter l'érosion vu la pente.

Je rappelle une recommandation basique mais PRIMORDIALE, ne pas couper les virages, ne pas tailler des raccourcis.
Tous ces écarts de la piste créent des éboulis, une érosion rapide et désastreuse, sans compter le piétinement de la flore qui a tant de mal à survivre dans ces caillasses.
On ne fait pas de la rando pour "prendre des raccourcis", un parcours se choisit en fonction de ses propres possibilités et de son temps disponible.
Plutôt que de tailler des raccourcis dommageables à cet environnement fragile, choisir des parcours "à son niveau", plus courts et plus faciles, c'est moins "glorieux" mais c'est nettement plus
intelligent.
Un sentier permet de quitter la RD et de descendre vers la calanque (4) , il y a même un choix " sentier plus facile ou sentier direct " .

Le sentier direct est recommandé aux randonneurs équipés de bonnes chaussures, pour aller seulement se baigner en " tongues " prendre par l'autre coté.
à notre
gauche, tout là haut, la falaise des toits et au fond la Candelle et le Candeloun
La calanque de Sugiton, panoramique réalisé a partir de 3 photos.
La trace rouge passe bien au dessus de la petite calanque, nous allons y descendre le temps de raviver des souvenirs d'un temps où nous y allions nous faire bronzer les miches, il y a
juste quelques années.
Les zones naturistes sont matérialisées à la peinture sur la roche.

La sortie de calanque de Sugiton pour remonter sur la crête se fait par une cheminée qui se passe à l'aide d'une échelle métallique verticale (5), une chaîne aide à s'accrocher.
passage de cheminée, un peu "sportif" mais pas difficile
à gauche, juste derrière Sugiton, la calanque dite " des pierres
tombées"
Le contournement du cap permet d'apercevoir l'entrée majestueuse de la calanque de Morgiou, cette calanque c'est un petit paradis pour les chanceux qui y ont un petit cabanon dans les pins et le
bateau amarré en dessous.

Là aussi passage, mais en descente, d'une cheminée délicate, bien repérer les appuis et ça passe sans problèmes.


Arrivés à l'entrée de la calanque et du village de cabanons, nous allons pique - niquer dans une crique au ras de l'eau (6) , le
calme et la sérénité des lieux me confirment mon impression d'arriver dans un "petit paradis".
La calanque ayant été bien protégée des incendies de foret, il y reste encore des
pins.
juste à l'entrée du petit port, une minuscule mais, très jolie plage de cailloux
Bien que tout noir lui aussi, non, ce n'est pas notre chien, il est devenu bien trop vieux
pour ce genre de sport, mais un Labrador venu sur la plage, il ne cesse de plonger et ressortir de l'eau pour venir quémander un morceau de pain.
Un cabanon sous les pins, un pointu amarré, la grande bleue et pour un Marseillais de
souche, c'est ...........le début du bonheur.
Les privilégiés qui possèdent ces cabanons que ce soit ici à Morgiou ou un peu plus loin à Sormiou voient d'un oeil plus que suspicieux arriver la réglementation ubuesque du nouveau Parc National
des Calanques.

Ils ont de bonnes raisons de s'inquiéter et d'être prudents, un flou artistique est volontairement maintenu sur cette réglementation par les responsables du projet. La langue de bois est un
art bien connu des politiques mais chez nous, c'est du bois très malléable, on lui fait dire un peu tout et rien.


Pour récupérer le sentier de retour, nous traversons le minuscule village et prenons la route goudronnée d'accès à la calanque ( circulation réglementée, seuls les ayant droit sont autorisés ) puis
200 m plus loin un balisage jaune part sur la droite et grimpe allègrement le long du massif, ce sentier ne figure sur aucune carte, mais son balisage est net et récent.

Grimpette rude, escarpements sans difficultés, passage devant de petites baumes ayant visiblement abrité des sacs de couchage (mais pas de feu ici, trop de risques ) .

Arrivée sur la piste (7)qui passe au sommet de la crête, virage à droite pour revenir sur l'entrée du parc de Luminy et retour au parking.
Une rando pas très longue ( elle a été écourtée pour cause d'ampoules au pied ) mais truffée de passages intéressants, ( cheminées, échelle, chaîne etc. ) .
Le projet d'aller jusqu'au bout du cap Morgiou a donc été avorté mais pas oublié, on reviendra.
Il faut compter 3 heures de marche plus les nombreux arrêts pour admirer la vue et profiter du soleil.
Le dénivelé positif cumulé est de 570 m avec un point haut à 265 m.
Les calanques se méritent , généralement difficiles d’accès, elles offrent des paysages
grandioses dont je ne me lasse pas.
Par jluc
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Samedi 6 février 2010
6
06
/02
/2010
22:00
Non non , ce ne sont pas des zoizaux
décapités mais de simples tranches de viande de boeuf , qu'on se rassure !
Ce plat typiquement Provençal ressemble de loin aux paupiettes mais vraiment de loin, en effet que ce soit par la viande utilisée ou par le mode de confection il n'y a rien de semblable.
Et pourquoi des alouettes sans têtes ?
Nul ne peut répondre efficacement à cette question, mais une théorie dit que c'est certainement à cause de la vague ressemblance de ces paquets avec les zoizaux concernés, sans la tête bien sur
!
C'est une recette simple et comme toutes recettes simples et traditionnelles, la réussite vient de la qualité des produits et du respect de la recette originale.
On peut se permettre des modifications mais ce ne seront plus des alouettes sans têtes mais des paupiettes de boeuf , tout simplement.
Pour 4 portions, il nous faut :
12 tranches fines de paleron de boeuf , environ 15 cm de diamètre.
La qualité de la viande est essentielle.
200 gr de lardons maigres ou de la poitrine coupées en petits morceaux.
4 tomates
1 oignon
1 boite de concentré de tomates
1 carotte ( facultatif )
persil frais, un beau bouquet
1 bouquet garni, ( laurier, thym etc.)
4 gousses d'ail
vin blanc sec
1 morceau de sucre
Dans un cul de poule, écraser les gousses d'ail , ciseler 1/2 bouquet de persil, mélanger cette persillade avec les lardons.

Sur une planche, étaler une tranche de viande et la taper avec le plat d'un couperet pour bien l'aplatir.

Déposer une noix de farce et rouler en paupiette, ficeler, ou agrafer avec une pique en bois . Pour une bonne tenue, la ficelle est préférable.


Dans une bonne vieille cocotte en fonte, faire légèrement roussir l'oignon haché dans une CàS d'huile d'olive , puis ajouter les alouettes et faire dorer.

Quand toutes les faces sont dorées, les retirer de la cocotte et réserver.

Peler, épépiner et tailler les tomates en dés, les ajouter aux oignons avec le concentré de tomates, la carotte coupée en fines rondelles, le bouquet garni, le morceau de sucre, un verre de vin
blanc, du sel éventuellement.
Faire partir à feu vif puis abaisser le feu et laisser réduire pendant une vingtaine de minutes.

Déposer les alouettes dans la cocotte, ajouter un peu d'eau ou de vin blanc et laisser mijoter à feu très doux pendant 2 heures à COUVERT.
Ce plat étant encore meilleur réchauffé, il est tout à fait souhaitable de le préparer bien à l'avance et de le
faire réchauffer lentement pour le moment du repas.
A Marseille, ces alouettes se servent habituellement avec des grosses pâtes mais en Provence il est fréquent de les servir simplement avec des pommes de terres bouillies à l'eau et persillées.

Dans une assiette déposer 3 paquets, 3 ou 4 morceaux de pommes de terre, napper d'un peu de sauce et ciseler du persil frais.
Le poivre sera mis par chaque convive à sa volonté, le poivre ne supportant pas la cuisson.
Par jluc
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Jeudi 4 février 2010
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04
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/2010
21:00
Le mont Puget, c'est cette grosse
colline qui sépare les quartiers sud de Marseille et les calanques , voisin du massif de Marseilleveyre, il est la porte d'entrée des calanques au départ de Luminy.
Culminant à 563 m ce qui n'est pas exceptionnel il domine tout le bord de la mer, ce qui va donner des falaises abruptes, des rochers sculptés par l'érosion et des vallons étroits et encaissés
qui dévallent jusqu'aux calanques Marseillaises.
Comme pour beaucoup de départs de rando dans les calanques , on va démarrer tout au bout du parc des facultés de Luminy, juste devant l'école des beaux arts et d'architecture.
Les avantages sont multiples, facilité de parking et relativement sécurisé, ce qui n'est pas négligeable quand on abandonne la voiture pour plusieurs heures.
Début de rando avec élévation lente ce qui permet un bon échauffement.
Début et retour de rando agréables sous les pins du domaine de Luminy.
Pour les non motorisés, terminus de bus reliant le centre ville.
Passer devant la maison forestière (1) , s'engager dans
l'allée rectiligne qui s'engage dans les bois, un gros quart d'heure plus tard arrivée au col de Sugiton (2) , et là les choix de randos sont
multiples.
En ce qui nous concerne nous allons partir à gauche sur une piste RDF qui monte tout contre le flanc ouest du mont Puget.

A la première bifurcation de piste ( négliger les diver sentiers) prendre à droite la piste dite " chemin du Centaure" subir quelques lacets en balcon qui permettent d'avoir une vue
changeante sur Marseille et sa rade, l'archipel du Frioul, et dans une autre direction vers les calanques.
Malgré le vent violent, un beau voile de pollution sur la cote bleue.
Devant nous, les quartiers sud de Marseille et au premier plan les facultés de luminy, en bas.
Au prochain carrefour de piste ( toujours ignorer les sentiers qui ne mènent nulle part ) prendre à gauche, nous allons longer le mont Puget par le dessus des falaises de Luminy direction
nord ouest jusqu'au col Ricard (3).


Au col la trace rouge venant du col de la Gineste nous rejoint par la gauche, l'ignorer et contourner le mont par le nord, descente jusqu'au Puits de Cancel (4) , facilement reconnaissable, c'est la seule zone boisée et verte du coin !
La trace est balisée en rouge et évidente, ignorer les pistes qui partent vers le nord est.
Au puits de Cancel zone fraiche et verdoyante, le choix se pose entre le vallon de l'herbe, à gauche et le vallon de ste Marthe (pointillé rouge sur ma carte ) balisage vert à droite
plus raide plus sportif, légèrement plus court aussi.
Les deux choix amènent au même endroit par des difficultés différentes et nettement supérieures par le vallon de ste Marthe.
le
vallon de ste Marthe exposé plein nord , étroit et encaissé ne voit le soleil que rarement.

de beaux escarpements rocheux demandent un
petit effort.
Nous passerons par ce vallon qui grimpe sèchement dans les blocs rocheux avec des passages escarpés demandant un certain équilibre et du grip sous les chaussures, roches glissantes à foison.

Ce sentier se termine par un pierrier limite éboulis dans une zone aride à souhait et battue par le mistral qui souffle à 80 km/h aujourd'hui 1er fevrier 2010.
Sur la crête c'est à la limite du supportable tant le vent se déchaine.
Le peu de végétation présente sur ces crêtes ne se dresse pas bien haut, peu d'eau et beaucoup de vent.... restons cachés.

Au grand cairn bien visible, partir hors balisage plein sud droit vers le vallon qui plonge vers la mer tout au loin.
Reprendre un balisage jaune et vert jusqu'au col de la Candelle, là aussi quelques passages sportifs mais sans grandes dificultés.
Descente vers le sommet de la Candelle
C'est juste avant d'arriver au col de la Candelle que nous allons pique niquer (5) , en choisissant comme toujours quand on le peut, face au
soleil et surtout à l'abri du vent, si en plus la vue est superbe alors c'est du 5 *.


De là où nous sommes, le Puget dans le dos, puis de gauche à droite, les falaises de soubeyranes dans l'échancrure du vallon, la candelle, le candeloun, le promontoire des Américains et
le belvédère du crêt st Michel.
Tout en
bas, "le torpilleur" de Sugiton, et la calanque de Morgiou
Autant dire que les conditions sont remplies pour ne plus avoir envie de repartir, surtout en regardant le sentier qui descend en dessous de nous.
Le même scénario que lors de la pause
pendant la rando des falaises du Devenson
clic, un moineau vient quémander quelques miettes du sandwich !
Direction la Candelle (6) ,
L'imposante Candelle, je ne l'avais jamais vue d'aussi près, bien collé, devant, le
Candeloun
puis descente brutale et virage à 90 ° qui nous fais rejoindre le GR98-51 que nous allons conserver jusqu'au retour au col de sugiton, passage au pied de la Candelle et du
Candeloun lieu dit "la Cathédrale" vu l'imposante paroi rocheuse qui nous surplombe.
Direction vers le "promontoire des Américains" cette portion de sentier en corniche qui surplombe la falaise des toits,
Le promontoire des Américains, sentier ne présentant aucune difficulté, mais sujets au
vertige s'abstenir.
le vallon de l'ours sera contourné sans difficultés puis arrivée à un embranchement délicat (7) le GR se sépare sur quelques mètres pour
proposer une descente soit par les rochers, soit par l'éboulis, chacun sa Mère et chacun pour soi !
Pour ma
part, J'ai choisi de passer par l'éboulis, descente verticale de plusieurs "étages" en quelques minutes.
Descente vertigineuse, sans risques si on est prudent et attentif, mais surtout ne pas prendre de vitesse, il n'y a rien pour se tenir et encore moins pour s'arreter !
Tout là haut, derrière nous, la Candelle et son Candeloun, nous y étions il y a juste
quelques minutes.
La suite devient une petite "plaisanterie" pour rejoindre en suivant le GR, le col de Sugiton (2) et le parc de Luminy.
Une rando "majuscule" , classée niveau 3 qui demande un certain entrainement et une absence de crainte du vertige.
Pour cette promenade nous avons compté 4h1/4 de marche plus les pauses, un dénivellé cumulé positif de plus de
800 m et une altitude maxi atteinte de 520 m .
Par jluc
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Publié dans : petites randonnées
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