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AIOLI - BLOG
En fouillant dans mes vieilles photos,
j'ai ressorti ces clichés d'une époque où les motos puissantes et les belles voitures de collection faisaient partie de mes hobbies.
Il faut dire que très tôt je suis un peu tombé dedans, comme Obélix dans sa potion magique.
Si je fais la gueule sur la photo ( prise en 1950 ) , ce n'est pas parce que j'ai déjà
mauvais caractère mais parce que le capot de la vieille bagnole du paternel avait le capot brûlant !
...Et si on faisait une photo du petit , pendant que la bagnole refroidit ! bonne idée .
La bagnole en question , une antique Renault KZ ou NN je ne sais pas !
Aujourd'hui, je regarde ces photos avec un certain recul, je ne regrette pas ce temps mais je ne le renie pas non plus, c'est une partie de mon passé et j'avoue que j'en ai tiré beaucoup de
plaisir.
Ce qui peut paraître puéril voire déplacé aujourd'hui ne l'était pas il y a 15 ou 20 ans en arrière.
C'était une époque où on ne se souciait guère d'écologie, de pollution, et les contraintes routières bien moins exigeantes qu'aujourd'hui permettaient aux amateurs de beaux engins de les utiliser
sur route.
Un rêve d'enfant s'est concrétisé le jour où j'ai trouvé une rarissime Porsche 911 type S de 1966 préparée pour la compétition, elle était accidentée sans gravité et la mécanique plutôt
boiteuse.
C'était en 1990 cette voiture avait 24 ans et pourrait entrer en VEC ( véhicule d'époque et de compétition ) l'année d'après.
Les travaux de carrosserie ont été confiés à un carrossier, n'étant pas vraiment doué pour redresser la ferraille et peindre proprement, mais la mécanique c'était mon métier et reprendre
entièrement un moteur de Porsche et sa boite de vitesses ne me faisait pas peur.
La 911 S après travaux et relookage
Le groupe moto propulseur prêt à être remontée dans la
caisse.
Opération chirurgicale sur la boite de vitesses.
Exercice de
style, tout remettre dedans et sans rien casser ni rayer !
Il y a une astuce...
Les sièges baquets
compet' , une carcasse en polyesther recouverte de cuir et de tissus, le rembourrage... c'est trop lourd.
La difficulté étant de retrouver des documents d'origine pour régler ce moteur rare.
Cette voiture à été fabriquée à moins de 350 exemplaires dans cette version de 175 ch au lieu des 130 déjà exceptionnels en 1966 , à la carrosserie allégée et la suspension durcie
.
Moteur refait, nettoyé, repeint, réglé tip-top !
Une pompeà injection mécanique prototype remplaçant la rampe de carbus , m'avait posé le plus gros problème pour les réglages vu que même chez la concession Porsche à Marseille, personne ne
savait que ce modèle avait existé.
Mais j'ai fini par trouver les documents en question il me suffisait de les faire traduire depuis l' Allemand.
La suivante, une bonne vieille Anglaise décapotable pour rouler cheveux au vent était carrément à l'opposé de la Porsche, c'est à dire peu puissante, avec une tenue de route très ....disont
aléatoire, mais avec un charme fou !
Une MG type B de 1971 achetée en 1994 .
Celle là je n'ai presque pas eu de travail mécanique profond à faire mais un nettoyage intégral de fond en comble, un recablage complet du faisceau électrique et des finitions de carrosserie
importantes.
Toute de guingois, cette voiture dénonçait un remontage négligé
!
il faut dire que lorsque j'ai eu cette auto, elle était plus ou moins à l'abandon dans une cour de ferme et les poules y avaient élu domicile !
Démontage de
tout l'intérieur et des faisceaux électriques.... des merdes de poules de partout !
Une auto amusante à conduire, pas très rapide mais avec des réactions surprenantes surtout sous la pluie !
Restauration terminée, peinture lustrée, elle avait de la gueule !
La Moto-Guzzi a certainement été la moto qui m'a le plus marqué, une grosse bécane au moteur plein de puissance et de couple.
Cette Guzzi Le Mans III 1983 m'a donné des plaisirs de conduite inégalés, des désagréments tout aussi importants avec un accident assez grave suite à la perte d'une fixation du carénage.
La Guzzi avec son équipement "course" ..sauf les
échappements
Il faut dire qu'une Guzzi Le Mans III ça vibre un peu et par conséquent ça perd quelques boulons sur la route.
Le carénage compétition "Stucchi" ne laissait que peu de liberté de mouvements au pilote, un vrai calvaire en conduite urbaine mais à partir de 150....que du bonheur et nécessaire vers 190/200
! Ben oui, on pouvait à c'te époque.
Suite à l'accident le carénage à été supprimé et un guidon large adopté.
Cette moto a initié mon fils aîné à la conduite de motos puissantes et l'a vacciné "motard" durablement.
La dureté des suspensions, l'inconfort de conduite ont eu raison du plaisir que me procurait cette bécane et je m'en suis séparé pour une autre, une grosse et puissante Honda VF 1000 F2 Bol
d'Or de 130 chevaux !
Malgré sa grande puissance ( trop ), moins de sensations au guidon de cette Japonaise mais le gain au niveau confort m'a fait oublier les lombalgies et autres courbatures.
La 1000cc Honda VF F2 Bol d'Or de 1987 ,
130 chevaux tout en souplesse, une vitesse de pointe incompatible avec la loi actuelle.
Relookée en GBR ( Green British Racing ) et dépouillée de son carénage
intégral
Ne
pas se fier au tableau de bord "façon grand tourisme", c'est un pur sang !
Celle ci a été la moto qui a initié mon autre fils , et une sortie de route impressionnante mais sans trop de gravité m'a amené à des modifications esthétiques, n'ayant pas les moyens
de faire refabriquer les éléments de carénage détruits.
Pour terminer cette séquence "nostalgie mécanique" une photo de ma première moto, offerte par mon beau frère qui l'avait lui même récupérée dans une cave ou quelque chose comme çà.
Une 125 cc GNOME et RHONE des années 50 , cette moto a fait mon bonheur vers l'âge de 16 ans ( 1965 )dès mon permis A1 en poche et me permettait de faire le malin en allant au Lycée quand les
copains étaient en vélo ou à pied.
La mienne était gris métal faisait un bruit d'enfer , me laissait les ongles noirs de cambouis à force de réparations sur le bord de la route et fumait comme le Vésuve, mais à cette époque on ne
s'arretait pas à ce genre de considérations !....
La suivante, achetée d'occase et offerte par mon adorable grand mère était une TERROT Ténor 125 cc qui s'est vite vue dépouillée de ses lourds caches et protections en ferraille d'origine.
C'était en 1967, la bécane avait déjà quelques années .
De gentille moto pépère elle est devenue ma première moto modifiée pour les courses de côte de la région et me permettait de me mesurer aux possésseurs de 125 Ducati, les reines incontestées et
enviées de la catégorie.
Bien sûr les performances feraient rigoler tout possesseur de simple scooter moderne, mais à l'époque c'était suffisant pour s'initier à la compète et se prendre pour un émule de GIACOMO AGOSTINI
ou de mon idole du moment, JACK FINDLAY .
Des bagnoles plus ou moins interessantes, des motos, il y en a eu d'autres , peut être une autre fois réouvrirai-je ma boîte à souvenirs .
A la relecture de ces lignes, je sens venir les sourires narquois de mes fistons...... tiens P'pa a ressorti les
photos de ses reliques !
Ingrats, qui vous a mis le derrière sur une selle de moto ? Qui vous a confié sa moto chérie ? Qui a fermé sa
gueule quand vous avez plié la moto en question ?
Et j'oublie les heures de mécanique
les mains dans le cambouis à réparer vos propres bécanes !
Guillestre et la rue des masques
Le four à cades de revers de boquié
Le Montounier et la chapelle St André
La Grotte de Grosibou au départ d'Allauch
Le telegraphe de la Colle Noire
Andorre, les lacs des salamandres
Le pic des mouches
La grotte de Betton et le col de Bertagne
Le Baoù de la Candolle
La glacière du vallon du Fauge
La crête de la Lare
Du barrage Zola au barrage Bimont
Les ruines du jas de Keyrié
La calanque de Port Pin
La calanque de l'oeil de verre
La montagne de Vautubière
Notre dame de Julhans
Les dents de Roque Forcade et la tour Cauvin
Le tour du Brigou et le mont Cruvelier
Le pilon du Roi
Le mont Aurelien et les ruines de Roquefeuille
Garlaban, la baume sourne
Les crêtes de Roque Menourque










