culture marseillaise

Jeudi 6 août 2009
Pour tout bon et vrai Marseillais la rigolade et la galéjade font partie du patrimoine.
Et c'est bien connu, les Marseillais préfèrent se moquer d'eux....eux mêmes !

Alors, étant donné que j'essaie de préserver ce mode de vie, sans être outrancier pour autant, je vous propose une blague qui circule sur le net et qui nous mets en cause .
---------------------------------------------------



- C'est un petit canard sur le lac, triste, en train de pleurer.
 
- Arrive un crocodile qui lui demande :
Hé, canard, pourquoi pleures-tu ?

- Sniff, sniff, j'sais pas qui je suis, j'sais pas qui je suis...sniff, sniff...
 
- He bien... t'es un canard, bien sur, dit le crocodile, regarde, bec jaune,plumes, pattes, bref ça montre que t'es un canard quoi !

- Chic alors, j'suis un canard ! Rétorque le canard tout content de
savoir qui il est, et demande son tour : 
Dis, et toi, tu es quoi ?

- Devine ! dit le crocodile.

- Hum... dit le canard, il passe la tête sous l'eau et dit :
Pas de c......s, queue agitée, petits bras, grande gueule, veste en cuir...

- Pas de doutes, t'es Marseillais !
-------------------------------------------------

Bon voilà, j'ai fait ma B.A et j'ai bien fait rigoler les Parisiens !



Par jluc
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Mardi 21 juillet 2009

Ce matin, jour de marché à Aubagne, je décide d'y aller surtout pour acheter des tomates à faire sécher, des pendelottes.

Ces tomates longues et charnues se prêtent très bien au séchage par le soleil, contenant peu d'eau, une chair consistante, bien que ce ne soit pas encore la pleine production locale , on commence à en trouver à un prix abordable.

Mais ce n'est pas l'objet de ce billet, en effet, après avoir trouvé mes tomates, des melons qui embaument à 50m à la ronde, des pêches blanches, grosses et juteuses, de grosses tomates coeur de boeuf mûres à souhait ( qui finiront farcies ce soir même ) , bref disais - je , qu'apercois je ?................. des brousses du Rove.

Il n'est pas exagéré de dire que je n'en avais plus dégusté depuis au moins..... voire même plus !
Pas tout le monde le sait mais il y a brousse ..............et brousse.
La vraie celle qui à donné le nom est encore fabriquée par quelques petits producteurs irréductibles dans le village du Rove et non  la brousse industrielle et relativement insipide fabriquée à base de lait de vache que l'on trouve en supermarché.
Ce village du Rove comptant , je crois , quelques 4000 habitants est blotti à la sortie ouest de Marseille, dans un vallon de la chaine de l'Estaque et a la particularité d'avoir presque 90% de son territoire, soit plus de 2000 hectares classé en zone naturelle de protection de la nature.


La garrigue odorante, les cigales , et les fameuses chèvres du Rove sont dans un endroit magique et préservé.

                                                 photo Wikipédia

Le Rove, bien que planqué dans ses collines est tout près de la mer, et les noms de Niolon, La Vesse, ne sont pas inconnus des touristes . 
Si mes vieux souvenirs sont exacts, c'est bien la commune du Rove qui a , sous le règne de Pompidou 1er et contre son souhait, empéché le bétonnage de la côte et la construction d'une marina dans un des plus beaux endroits de la côte bleue.

Un village pour qui , respect de la nature et de l'environnement ne sont pas des mots creux.

Cette brousse du Rove, je me souviens étant gamin que des revendeurs venaient jusque chez nous l'été, à Plan de Cuques pour en vendre, à l'époque c'était dans de petits cornets en fer blanc que le précieux fromage était conditionné, aujourd'hui les cornets sont restés, la même forme semble t'il , mais ils sont en plastique jetable.

Ces revendeurs criaient dans la rue pour annoncer leur passage ( comme les vitriers ou les marchandes de poissons et autres petits métiers )  " Leï brousso dou Rouvé"

Marcel Pagnol cite même dans "César" :
Ecoute, Panisse, ne nous disputons pas. Soyons calmes, causons comme de vieux amis. Je sens que nous sommes sur le point de crier comme deux marchands de brousse, et qu'à la fin, je t'étranglerai une fois de plus !

Il existe aussi une locution toujours employée " arriver à l'heure des brousses" pour signifier une arrivée tardive,  en souvenirs de l'heure à laquelle on commençait à faire des brousses après avoir effectué une longue traite du troupeau.
Les fameuses chèvres du Rove, car c'est une race particulière, ont failli disparaitre il y a quelques années mais une poignée de têtus ont réussi le tour de force de les sauver.
A l'origine, ces chèvres seraient arrivées au port de Marseille avec les Phéniciens et le troc avec les bergers Rovenains aurait fait le reste.

La possibilité qu'elles soient arrivées à la nage suite à un naufrage de bateau Phénicien est, je pense, une belle légende à raconter le soir aux veillées ou pour amuser les enfants.
Ces chèvre acclimatées à la rudesse du climat des chaines de l'Estaque, sont aujourd'hui une race à part entière.

   C'est bien beau tout ça, mais et la brousse dans l'histoire, on en fait quoi ?

Eh bien, on la déguste avec délectation, nature, sucrée ou salée. un peu comme on le sent mais rien ne doit dénaturer son goût exceptionnel.

En entrée pour ce soir, ce sera une brousse sortie de son étui et juste posée sur deux brins de ciboule, parsemée d'origan frais de ma colline et juste un souçon de poivre, histoire de compléter les saveurs de sa garrigue natale.


Une petite fleur d'origan, pour la déco.



Et pour le dessert, ce sera une autre portion de brousse, juste accompagnée de ma confiture d'abricots.




Pour en savoir plus sur la brousse du Rove c'est ici, le très bon blog des trois grâces :
 
http://les-trois-graces.over-blog.com/article-20736008.html


Pour en savoir plus sur le charmant village du Rove, c'est ici :
http://www.lerove.fr/decouvrir_le_rove/



Par jluc
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander
Mardi 2 juin 2009

Le 3 juin 1880, un étonnant bateau mouche à vapeur inaugure la ligne Hotel de ville -  place aux Huiles.
La traversée du Vieux Port de part en part et dans le sens de la largeur.
Ce vapeur de 70 places accomplit la traversée maritime la plus courte du monde , environ  200m .
Il portera dans le coeur des Marseillais le nom de FERRIBOITE, ferry boat étant trop difficle à prononcer pour un Marseillais. Certains iront même jusqu'à bien prononcer FERRI BOÂÂTE .


Que ce soient les touristes ou les travailleurs, ils traversent pour rejoindre rapidement le quai opposé, pour une somme minime, déjà à l'époque le contournement du Vieux Port était problématique.
Sachez qu'il faut moins de 5 mn pour faire la traversée en bateau, à pied il faut 10 à 12 bonnes minutes et en voiture, compter les 15/20 mn aux bons moments de la journée.
Vincent Scotto , en avril 1896 l'utilisa même pour débuter son voyage de noces, mais le ferriboite a véritablement été immortalisé par Marcel Pagnol dans la trilogie avec le célèbre capitaine Escartefigues "seul maître à bord après Dieu", et de son aide-chauffeur qui à force de faire siffler pour annoncer le départ "lui mange toute la vapeur" !


N'oublions pas, non plus, que c'est le SEUL bateau transportant des passagers à prendre le port dans le sens de la largeur !


En 1952 les propriétaires des bateaux mouche IV et mouche VII décident de les mettre à la retraite et lancent la série des César qui seront fabriqués, je crois à la Seyne sur mer.
Pour certains Marseillais, comme moi, la série des "César" est emblèmatique , n'ayant pas connu ( j'avais 3 ans quand les "Mouches" sont partis à la retraite ) les ferriboites à vapeur, je n'ai de souvenirs que du bruit sourd et paisible du Diesel qui anime le bateau depuis cette époque.
Un increvable moteur Diesel DB3 Baudouin de 45 cv . Ces moteurs seront fabriqués à Marseille Bd Rabatau puis dans le quartier de  Pont de Vivaux à partir de 1953 dans une usine ultra moderne.

Maintes fois rénové, maintes fois remis en question,  il reste un ornement mythique du Vieux Port, et qui sait , si environnement oblige, il ne préfigure pas l'avenir pour les transports publics entre les deux rives de Marseille dans l'axe de la Canebière.
La voie maritime pour les transports en commun pourrait être une solution partielle au désengorgement du centre ville.

En 1896 il y avait une demi douzaine de lignes.

En 2010, un nouveau ferriboite devrait assurer la relève, la génération des "Mouche et Cesar " ayant vécu, la Ville cherche un nom pour ce nouveau bateau dont les proportions et la capacité seront préservés,ce nom devant être emblématique et éviter toute dérive Pagnolesque. Un peu plus d'un million d'Euros ayant été dépensés pour ce projet.

La nouvelle coque catamaran,  une baignoire en plastique, est malgré tout superbe, respectant l'allure générale de ses ainés, la propulsion sera électro solaire, 45 m² de panneaux solaires, plus une recharge filaire sur borne, au quai pendant la période de non fonctionnement.
Pour suivre la construction de ce bateau, c'est ICI :   
http://www.ferryboat-marseille.com/.

Malheureusement il restera dans la tête des élus, un objet de curiosité pour amuser les touristes, mais pas de véritable  utilité en matière de transport en commun.
Quand la Mairie se tournera t'elle vraiment vers la mer ?

Par jluc
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander

Le Bureau

J'ai volontairement désactivé la protection
anticopie de ce blog.
Ce n'est pas pour autant que l'on peut
piller images et textes sans mon accord.

Une simple demande par mail ou dans un commentaire
et ce sera sans problèmes et bien volontiers.
Juste une question de savoir vivre.
Merci.

Profil

Rechercher un article ?

Visiteurs présents sur le site

ACTUS-ENVIRONNEMENT

- Greenpeace    clic

- Et ta mer t'y penses ? clic 









"Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée,
 le dernier poisson capturé, alors seulement, vous vous apercevrez
 que l'argent ne se mange pas."

   

Au hasard

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés