pensées

Mercredi 28 octobre 2009

En fouillant dans mes vieilles photos, j'ai ressorti ces clichés d'une époque où les motos puissantes et les belles voitures de collection faisaient partie de mes hobbies.
Il faut dire que très tôt je suis un peu tombé dedans, comme Obélix dans sa potion magique.


Si je fais la gueule sur la photo ( prise en 1950 ) , ce n'est pas parce que j'ai déjà mauvais caractère mais parce que le capot de la vieille bagnole du paternel avait le capot brûlant !
...Et si on faisait une photo du petit , pendant que la bagnole refroidit ! bonne idée .
La bagnole en question , une antique Renault KZ ou NN je ne sais pas !


Aujourd'hui, je regarde ces photos avec un certain recul, je ne regrette pas ce temps mais je ne le renie pas non plus, c'est une partie de mon passé et j'avoue que j'en ai tiré beaucoup de plaisir.
Ce qui peut paraître puéril voire déplacé aujourd'hui ne l'était pas il y a 15 ou 20 ans en arrière.
C'était une époque où on ne se souciait guère d'écologie, de pollution, et les contraintes routières bien moins exigeantes qu'aujourd'hui permettaient aux amateurs de beaux engins de les utiliser sur route.

Un rêve d'enfant s'est concrétisé le jour où j'ai trouvé une rarissime Porsche 911 type S de 1966 préparée pour la compétition, elle était accidentée sans gravité et la mécanique plutôt boiteuse.
C'était en 1990 cette voiture avait 24 ans et pourrait entrer en VEC ( véhicule d'époque et de compétition )  l'année d'après.
Les travaux de carrosserie ont été confiés à un carrossier, n'étant pas vraiment doué pour redresser la ferraille et peindre proprement, mais la mécanique c'était mon métier et reprendre entièrement un moteur de Porsche et sa boite de vitesses ne me faisait pas peur.
                                
    La 911 S après travaux et relookage

                      Le groupe moto propulseur prêt à être remontée dans la caisse.

                                           Opération chirurgicale sur la boite de vitesses.

                                    

             Exercice de style, tout remettre dedans et sans rien casser ni rayer !
                                                           Il y a une astuce...


Les sièges baquets compet' , une carcasse en polyesther recouverte de cuir et de tissus, le rembourrage... c'est trop lourd.

La difficulté étant de retrouver des documents d'origine pour régler ce moteur rare.

Cette voiture à été fabriquée à moins de 350 exemplaires dans cette version de 175 ch au lieu des 130 déjà exceptionnels en 1966 ,  à la carrosserie allégée et la suspension durcie .

                                  Moteur refait, nettoyé, repeint, réglé tip-top !

Une pompeà injection mécanique prototype remplaçant la rampe de carbus , m'avait posé le plus gros problème pour les réglages vu que même chez la concession Porsche à Marseille, personne ne savait que ce modèle avait existé.
Mais j'ai fini par trouver les documents en question il me suffisait de les faire traduire depuis  l' Allemand.

La suivante, une bonne vieille Anglaise décapotable pour rouler cheveux au vent était carrément à l'opposé de la Porsche, c'est à dire peu puissante, avec une tenue de route très ....disont aléatoire, mais avec un charme fou !
Une MG type B de 1971 achetée en 1994 .
Celle là je n'ai presque pas eu de travail mécanique profond à faire mais un nettoyage intégral de fond en comble, un recablage complet du faisceau électrique et des finitions de carrosserie importantes.
                  Toute de guingois, cette voiture dénonçait un remontage négligé !


il faut dire que lorsque j'ai eu cette auto, elle était plus ou moins à l'abandon dans une cour de ferme et les poules y avaient élu domicile !
Démontage de tout l'intérieur et des faisceaux électriques.... des merdes de poules de partout !

Une auto amusante à conduire, pas très rapide mais avec des réactions surprenantes surtout sous la pluie  !
                                                  Restauration terminée, peinture lustrée, elle avait de la gueule !

La Moto-Guzzi a certainement été la moto qui m'a le plus marqué, une grosse bécane au moteur plein de puissance et de couple.
Cette Guzzi Le Mans III 1983 m'a donné des plaisirs de conduite inégalés, des désagréments tout aussi importants avec un accident assez grave suite à la perte d'une fixation du carénage.
                                    La Guzzi avec son équipement "course" ..
sauf les échappements

Il faut dire qu'une Guzzi Le Mans III ça vibre un peu et par conséquent ça perd quelques boulons sur la route.
Le carénage compétition "Stucchi" ne laissait que peu de liberté de mouvements au pilote, un vrai calvaire en conduite urbaine mais à partir de 150....que du bonheur et nécessaire vers 190/200  ! Ben oui, on pouvait à c'te époque.
Suite à l'accident le carénage à été supprimé et un guidon large adopté.

Cette moto a initié mon fils aîné à la conduite de motos puissantes et l'a vacciné "motard" durablement.

La dureté des suspensions, l'inconfort de conduite ont eu raison du plaisir que me procurait cette bécane et je m'en suis séparé pour une autre, une  grosse et puissante Honda VF 1000 F2 Bol d'Or de 130 chevaux !
Malgré sa grande puissance ( trop ), moins de sensations au guidon de cette Japonaise mais le gain au niveau confort m'a fait oublier les lombalgies et autres courbatures.

La 1000cc Honda VF F2 Bol d'Or de 1987  , 130 chevaux tout en souplesse, une vitesse de pointe incompatible avec la loi actuelle.

Relookée en GBR ( Green British Racing ) et dépouillée de son carénage intégral

                              Ne pas se fier au tableau de bord "façon grand tourisme", c'est un pur sang !

Celle ci a été la moto qui a initié mon autre fils , et une sortie de route  impressionnante mais sans trop de gravité m'a amené à des modifications esthétiques, n'ayant pas les moyens de faire refabriquer les éléments de carénage détruits.


Pour terminer cette séquence "nostalgie mécanique" une photo de ma première moto, offerte par mon beau frère qui l'avait lui même récupérée dans une cave ou quelque chose comme çà.
Une 125 cc GNOME et RHONE des années 50 , cette moto a fait mon bonheur vers l'âge de 16 ans ( 1965 )dès mon permis A1 en poche et me permettait de faire le malin en allant au Lycée quand les copains étaient en vélo ou à pied.
La mienne était gris métal faisait un bruit d'enfer , me laissait les ongles noirs de cambouis à force de réparations sur le bord de la route et fumait comme le Vésuve, mais à cette époque on ne s'arretait pas à ce genre de considérations !....

La suivante, achetée d'occase et offerte par mon adorable grand mère était une TERROT Ténor 125 cc qui s'est vite vue dépouillée de ses lourds caches et protections en ferraille d'origine.
C'était en 1967, la bécane avait déjà quelques années .

De gentille moto pépère elle est devenue ma première moto modifiée pour les courses de côte de la région et me permettait de me mesurer aux possésseurs de 125 Ducati, les reines incontestées et enviées de la catégorie.

Bien sûr les performances feraient rigoler tout possesseur de simple scooter moderne, mais à l'époque c'était suffisant pour s'initier à la compète et se prendre pour un émule de GIACOMO AGOSTINI ou de mon idole du moment, JACK FINDLAY .

Des bagnoles plus ou moins interessantes, des motos, il y en a eu d'autres , peut être une autre fois réouvrirai-je ma boîte à souvenirs .

 A la relecture de ces lignes, je sens venir les sourires narquois de mes fistons...... tiens P'pa a ressorti les photos de ses reliques !

 Ingrats, qui vous a mis le derrière sur une selle de moto ? Qui vous a confié sa moto chérie ? Qui a fermé sa gueule quand vous avez plié la moto en question ? 
Et j'oublie les heures de mécanique les mains dans le cambouis à réparer vos propres bécanes !


Par jluc
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Jeudi 8 octobre 2009

Ce soir, pas d'article, ce blog est triste.

Une amie,
Françoise du var vient de nous quitter.

Bonne route Françoise.

http://umeamarie.canalblog.com/




Par jluc
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Vendredi 18 septembre 2009

Le salon de l'automobile de Francfort vient d'ouvrir ses portes, la grande nouveauté semble être l'engouement des constructeurs de tous pays pour la voiture électrique.

Sous la bannière de l'écologie, du respect de l'environnement, les voitures "vertes" y sont pléthore, c'est en fait la seule nouveauté, ceux qui se sont lancés dans cette aventure publicitaire jusqu'à aujourd'hui n'ont pratiquement jamais concrétisé efficacement.

Mais cette fois ça y est, les "journalistes" spécialisés ou non en ont plein la bouche de ces voitures électriques, hybrides, mais loin de toute réalité et surtout loin de tout honnêteté, aucun ne précise réellement ce qu'il en est, d'ailleurs pour beaucoup, ils se contentent de relire les communiqués de presse des constructeurs.


Si sur les stands de ce salon "vert" les véhicules présentés sont vraiment des modèles propres ( enfin pour ceux qui arborent ce label ) il en est autrement pour le véhicule que vous ou moi allons acheter dans les, au moins, 3 ans à venir.
On appelle cela du greenwashing.... de la communication verte, moi je dirais plutôt de l'opportunisme écologique.

Ça y est, je sens venir les critiques, ouais t'es un réfractaire au progrès surtout quand il s'agit de bagnoles, etc.
Même si j'ai un passé qui ne plaide pas en ma faveur, technicien de  laboratoire diéséliste de métier, et pendant des années, grand amateur de motos puissantes et de voitures de sport, il faut être réaliste, aujourd'hui l'environnement  n'a plus les moyens de supporter les moteurs polluants, gourmands et bruyants.
On l'a cru bien trop longtemps, il faut savoir se faire une raison.

Le tournant vigoureux que semblent prendre les constructeurs est une excellente chose.

Mais il y a une petite mystification dans tout cela.

D’abord faire croire que ces modèles seront rapidement proposés à la vente est une escroquerie.
Si on cherche à se renseigner un peu plus précisément qu'en écoutant les rabâchages télévisuels on s'aperçoit très vite que AUCUN constructeur Européen n'est en mesure AUJOURD'HUI de commercialiser un modèle électrique de grande diffusion, de toutes façons, ce serait le cas, les infrastructures pour recharger les batteries des-dits véhicules n'existent pas.
Et cela s'étend aux constructeurs du monde entier si on rajoute le paramètre du prix équivalent aux modèles thermiques.
Recharger les batteries sur une prise de courant domestique prend en l'état actuel au minimum 8 à 10 heures pour moins de trois heures d'autonomie, les bornes de recharge rapide sont toujours attendues.

La voiture électrique n'est pas foncièrement nouvelle, depuis 1899 les constructeurs  s'y sont essayés, et bien plus près de nous avec les Saxo, 106, Clio, Panda et autres RAV4 etc..

                            La Jamais contente de Camille Jenatzy, en 1899, 102 km/h.
                                                 
Cette offre a disparu, non pas SEULEMENT à cause des lobbies pétroliers ( qui savent aussi investir dans ces technologies, il ne faut pas se leurrer, leur "roue de secours" est prête ! ) , mais à cause des batteries , et faire croire qu'avec le lithium et le nickel la solution est trouvée, c'est la base de la  fumisterie de ce salon.

L'EV1 de General motors qui a été retirée du marché sur la pression des lobbies pétrolier avant même que les vrais problèmes de batteries apparaissent.

Le problème reste entier même s'il a grandement diminué, une décharge rapide ( trop rapide ) des batteries pour un temps de charge beaucoup trop long.
L'offre ne sera honnête, parce que commercialement viable quand les temps de décharge correspondront à peu de choses près à ce que nous connaissons avec les carburants liquides, avec des temps de recharge raisonnables.
Miser sur la conscience écologique des clients qui seraient prêts à payer plus cher un véhicule qui roule moins longtemps avec des temps morts importants est soit la preuve d'une grande innocence soit de la malhonneteté.

                                                  Edison electric car, 1913


Et du point de vue écologique ?

Le véhicule électrique n'émet pas directement de gaz polluants sur son lieu d'utilisation,  (quoique ? qu'en dit le chimiste sur la décharge rapide des batteries modernes ? )  mais en tenant compte de la quantité d'énergie électrique qu'il faut produire, on peut supposer qu'il va falloir remettre en route les bonnes vieilles centrales à charbon ( comme c'est déjà le cas en Allemagne ! ) avant que de nouvelles centrales nucléaires voient le jour, quoi, j'ai dit nucléaire? oui parce que si l'on compte sur l'éolien et son fonctionnement aléatoire nos véhicules et nos habitations vont vite avoir des soucis d'approvisionnement énergétique.
Je ne tiens même pas compte du process de fabrication de ces nouvelles générations de batteries qui utilisent des matériaux extrêmement polluants et nocifs et qui coûtent très cher à l'environnement.

Avez vous entendu parler des énormes mines à ciel ouvert pour extraire le nickel à grande échelle en Nouvelle Calédonie ( boff, on s'en fiche,  c'est loin ! ) et à l'exploitation intensive du Lithium en Bolivie ( oh m..... c'est déjà moins loin ! ) et du recyclage de ces matériaux quand ils seront réduits à l'état de déchets.

Ne pas croire que cet article est un plaidoyer en faveur du bon gros moteur à essence ou à mazout mais faire croire que les problèmes sont réglés et que dès l'année prochaine on pourra rouler propre est une énorme farce.

Avec les moyens technologiques dont nous disposons, faire croire que la voiture électrique de grande diffusion est la solution aux problèmes environnementaux est du même acabit que les agro carburants qui polluent un peu moins mais qui affament le monde et tuent la terre agricole avec les engrais chimiques nécessaires.

Quant a la pile à combustible,elle passe sous silence mais ce sera peut être pour un autre numéro de charme.....

Le modeste technicien diéséliste que je suis ( étais ) ne prétend pas  apporter la solution sur un plateau, mais faire croire que la voiture électrique arrive dans les concessions est le bon moyen qu'on trouvé les constructeurs pour faire revenir vers eux une clientèle qui se fait de plus en plus rare et aussi pour arborer un joli blason vert .

Malgré tout, c'est bien d'essayer, mais c'est dans la durée qu'on fait des progrès, pas dans l'éphémère et le coup médiatique.

La solution 100% propre ( ni même à 80% ) n'est pas pour demain, malheureusement.

Par contre dans le très court terme, une utilisation un peu plus raisonnée de nos véhicules, une vraie règlementation MONDIALE stricte et sans dérogations sur les émissions de CO2 et autres composés polluants, semble être la meilleure alternative.
Comme toujours en technologie, la solution se trouve dans le compromis.

Taxer même cher,  les véhicules très polluants est une grosse erreur écologique, ceux qui peuvent mettre des dizaines ( voire des centaines ) de milliers d'euros dans un véhicule de prestige, se moquent du petit millier d'euro de malus, mais plus grave, leur donnent bonne conscience.... puisqu'ils ont payé.
Cette taxe, qui plus est relativement locale, est payée sans trop rechigner par les clients fortunés mais son effet pervers est qu'elle n'incite absolument pas les constructeurs à faire les efforts technologiques necessaires pour diminuer les émissions de ces gros moteurs, contrairement aux véhicules plus modestes, le vrai problème est là.

Un bel exemple de cette erreur, l'Allemagne qui a freiné de tout son poids pour limiter la règlementation sur  les normes d'émissions de gaz polluants, objectif:  protéger les grandes firmes Allemandes de véhicules haut de gammes qui auraient été gravement atteintes par ces limitations.

Alors, les effets d'annonce du salon automobile de Francfort......à d'autres !






Par jluc
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