Du moment qu'il y a un sentier, c'est pour y marcher, donc aucune raison de ne pas aller y faire un petit tour, ce n'est pas loin de la maison des enfants et marcher en foret est un exercice que nous aimons beaucoup.
Vu la proximité des deux villes, je pensais trouver un sentier dans un endroit aménagé, balisé, du genre "espace vert", mais non, au bout des 1,5 km de piste en latérite, une clairière, et là le départ d'un premier sentier , un vrai de vrai, qui s'enfonce immédiatement dans la foret du mont du grand Matoury.
Bien sur, ce n'est pas la foret primaire, mais déjà c'est une approche sympathique avec un cours d'eau, de grands arbres et une végétation très dense et avec un peu de chance ( que nous n'avons pas eu ) on pourra voir des singes dans les hautes cimes.
Un carrefour propose premier parcours dit "d'interpretation de la foret" , et un deuxième dit "de randonnée", mais ils peuvent se combiner entre eux pour offrir au marcheur un circuit en foret remarquable alors que nous sommes à moins de 10 km de Cayenne.
dès le départ, la nature est luxuriante et le chant superbe des païpayos se fait entendre, ces oiseaux sans couleur, sans charme particulier, très difficiles à apercevoir, mais qui enchantent la foret de leur cris.
Impossible d'avoir assez de recul
pour photographier en entier les grands arbres, certains auraient plus de 250 ans .Ce fromager nous montre bien ce cas typique de la Guyane où les arbres sont obligés d'avoir des racines en surface pour pouvoir se nourrir.
Telles des anacondas géants ces racines courent en tous sens.
Parfois une tâche de couleur se
distingue dans le vert environnant.
Les grandes lianes sont de partout,
on peut lever la tête, on n'en voit pas le bout.
Le ficus étrangleur "inkatou" a bien
fait son travail, il ne reste plus rien de l'arbre étranglé
le sentier remonte en serpentant le
long d'un cours d'eau .
Une toile d'araignée comme on en
voit peu , plus de 60 cm de large et d'une grande densité.
Une clairière nous offre un superbe point de vue
sur Cayenne et la colline de Montabo, au premier plan en bas, Balata.
La lumière joue entre les palmes
Parfois une bestiole se laisse
photographier, il ne faut pas croire que les insectes et animaux sont légions en petite foret Guyanaise, surtout dans la pleine journée.
Un observatoire ornithologique, faut
bien regarder où on met les pieds, il vaut mieux éviter de passer à travers le plancher.
Faut parfois se baisser un
peu, attention branches basses !
On se sent vraiment tout petit
devant ces grands arbres.Un sentier tracé dans le mont du grand Matoury, qui culmine à 234m ( à un chouia près !) et qui offre un parcours interessant et varié, mais ceux qui préfèrent le plat doivent s'abstenir car ce parcours enchaine montées et descentes parfois assez raides humides et glissantes.
Les singes capucins dans les arbres sont parait il fréquents mais le matin tôt, ou le soir tard, ce qui n'était pas le cas ce jour là, dommage.

Un passage de gros nuages, mais il n'y aura pas de
pluie.
le soir tombe vite, la lune fait son apparition
En cette saison sèche, le niveau d'eau dans la crique
est au plus bas, ce sera quand même suffisant.
En face, dans une île, les atèles nous observent, cette femelle
cache son petit.
Qui va finir par apparaitre, au grand plaisir d'Océane qui sera
la première à l'avoir aperçu
Ce coati roux semble chercher quelque chose à faire , il
vire-tourne comme on dit chez moi.
Une tortue charbonnière, espèce vivant plutot en savane, elle va
chercher la fraicheur en foret pendant la saison sèche.
Les capucins blancs dans leur cage sont tristounets, il y a deux
ans , ils étaient en liberté dans les arbres.
Génial le pont en cordes
ou la toile d'araignée
Allant même jusqu'à partager la balançoire nasse avec sa
soeur
et les inévitables perroquets.











