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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 22:00

Ce matin cette plongée aurait pu être une plongée morne et sans grand interet si ce n'est celui de retrouver mes potes et d'aller se remettre les écailles dans la flotte.

Mer peu agitée mais ça va pas durer , nous sommes en pleine renverse, ça va repartir cet après midi, ciel gris plombé, eau trouble jusqu'à 30 / 35m de fond et froide, 11°C.

La plupart des bateaux de plongée font comme nous, abri au nord est de l'ile de Riou, au lieu dit la pointe Caramassagne.
Avantage de cette plongée, de gros blocs parsèment le fond vers 20/25 m d'où une vie sous marine assez importante et visible .......... pour qui sait être patient et calme.
Mérous ( nous en avons vu deux de belle taille mais non photographiables dans une eau chargée de particules, la visibilité ne dépassant pas 3 ou 4 m ), mais aussi mostelles, chapons, gros sars tambours, bref du beau mais pas exceptionnel.

Dépassant ces blocs, appelés "pains de sucres" de par leur forme, nous allons être les seuls à descendre un peu, à l'aplomb de la pointe, là le sable blanc nous attend à 45 m, l'eau y est plus claire aussi, coté température, aucune thermocline, la température est la même en surface comme au fond, signe de durabilité du froid.

Me calant bien au fond pour photographier un gros chapon, j'aperçois du coin de l'oeil une grosse queue de poisson posée à quelques mètres devant moi, je ne réalise pas tout de suite.
Remontant juste pour me soulever au dessus du sable, je la vois................ une grosse baudroie, la majeure partie de son corps quasiment enfoui dans le sable, seuls ses leurres et sa queue étant visibles.

PXR Copie de DSCN0268

La baudroie c'est une gueule immense qui forme pratiquement tout son corps, deux gros yeux globuleux, trois ou quatre excroissances au dessus de la tête qui servent de canne à pêche pour appater les petits poissons qui vont venir tous seuls s'engouffrer dans son immense bouche, des leurres redoutablement efficaces, une queue longue et etroite, deux énormes nageoires latérales .

PXR Copie de DSCN0273

Impossible de se tromper, ce poisson ne ressemble à aucun autre mais pour le voir il faut un coup de chance ou un oeil averti car son mimétisme avec le fond est complété par un enfouissement partiel dans le sable.

PXR Copie de DSCN0271

Celle ci est de belle taille, environ 90cm à 1 m d'envergure, la bouche seule mesure environ 25 à 30 cm de large.
Poisson calme et serein il n'a pas vraiment peur et préfère jouer la carte de l'impassibilité devant le danger, cherchant quand même à se camoufler au mieux.

PXR Copie de DSCN0274

C'est une proie très facile pour les chasseurs sous marins.

PXR Copie de DSCN0278                        une sale gueule , mais parfaitement adaptée à la chasse à l'agachon  !

La baudroie, un mets de choix mais vraiment je pense que c'est le plus laid de tous les poissons.

La baudroie commune ou Crapaud-pêcheur, parfois simplement nommée Lotte ou baudroie, est un grand poisson marin vivant le long des côtes d'Europe et d'Amérique . On la trouve fréquemment sur les côtes de Provence. En dehors de sa tête énorme qui la fait ressembler à un crapaud, il est à remarquer que sa peau est totalement lisse et ne possède aucune écaille. Son corps est oblong et presque cylindrique . À vingt ans, elle peut atteindre 2 mètres pour un poids de 45 kg.

 

C’est un poisson de fond surtout nocturne qui est essentiellement piscivore. Elle s'enfouit dans le sable ou la vase et attend ses proies plutôt que de les chasser. Elle agite un appendice luminescent juste au-dessus de sa bouche pour capturer ses proies. Dès qu'un poisson s'approche, elle l'aspire avant que sa bouche, tapissée de nombreuses dents pointues et recourbées en tous sens, se referme comme un piège.
La baudroie est un poisson prisé pour sa chair très fine. Son foie, ses joues et sa queue sont des mets particulièrement recherchés. Sur les étals des poissonniers, l'animal est rarement présenté entier car la tête de baudroie n'est pas esthétique. Sa chair, quasiment sans arêtes, est souvent comparée à celle de la langouste et reste ferme à la cuisson.

Espèce menacée : Greenpeace a placé la baudroie sur sa liste rouge et recommande d'en cesser la consommation jusqu'à ce que sa survie soit assurée. En effet il s'agit d'une espèce à la croissance lente et parvenant tardivement à l’âge adulte, vulnérable face à la surexploitation. Les méthodes de pêche utilisées sont dans le collimateur des écologistes, surtout le chalut de fond, qui dévaste le plancher océanique et entraîne tout un cortège de prises involontaires. Autre problème : le poisson, très prisé des gourmets, n'est pas soumis à des tailles minimales de capture et de nombreuses baudroies, parfois de la taille de la main, sont décimées. ( wikipédia ).

Après quelques photos à cette profondeur, il est plus que temps de penser à remonter, déjà 2 mn de palier à 6m et 7 à 8 mn à 3 m pour 45 mn de plongée totale dans une eau à 10/11° ........on ne va pas s'éterniser.

Retour sur le Zodiac de Patrick ( ma Calypso est en cale sèche pour révision hivernale ) , et tout à coup, au loin, de gros "ploufs" , des dauphins sont en train de se goinfrer dans un banc de poisson, les gabians affolés tournent au dessus attendant les miettes.

PXR dauphins1

Mise en route et droit sur eux à petite vitesse, nous allons rester un moment parmi eux, moteur coupé, buvant un thé chaud pendant qu'ils nous tournent autour , tranquilles , sûrs de leur suprématie au milieu du banc de poisson.

PXR dauphins
Ciel bas et gris, mer grise, la houle se lève, seuls le jeu des dauphins donne une note joyeuse à la mer.

Une plongée exceptionnelle, dans la même plongée rencontrer une baudroie de cette taille et passer un moment avec les dauphins ,  en plein hiver aux abords des iles de Marseille ( pointe ouest de Plane ) est rarissime.

Cette plongée va rester dans les annales de notre confrérie.

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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 22:30
Ce dimanche 3 janvier 2010, il faut se donner un peu de courage pour partir en mer et aller plonger dans les iles.
Ce matin la température "dans les terres" est de -3°C à 9h00 , autant dire que la motivation va jouer pour beaucoup, d'autant que les sales coups de mistral des jours précédents ont bien fait baisser la température de l'eau.

Ma Calypso quitte le quai de la pointe rouge à 10h00, il n'y a que deux givrés à bord, les deux JLuc 's !

On va quand même pas se laisser intimider par le froid, surtout que le vent est nul, nous sommes en pleine renverse*, la mer est d'un calme.....glacial mais calme et chose devenant de plus en plus rare, il n'y a que nous sur l'eau !

* renverse, se dit lors de l'accalmie de quelques heures provoquée par un changement rapide du sens du vent.

Cap sur l'ile de Riou, la calanque de la Boulégeade pour y mouiller ,  la plongée se fera dans la superbe grotte tapissée de corail située juste au cap de Moyade de terre.

Dès la mise à l'eau, je m'aperçois que l'APN est mal réglé, dans son caisson et par 14 m de profondeur, impossible de remédier à cette étourderie, les photos sous marines présentées seront donc des photos d'archives 2008 et 2009. Désolé ! 
Celles présentées en surface, seront du jour...... promis juré.

Ce n'est pas une plongée profonde, on ne va pas dépasser 31m, mais la traversée "contemplative" de la grotte va nous prendre au moins 20 mn.
Une quarantaine de minutes d'immersion au total dans une eau à 12°C.

Un étroit boyau pas toujours facile à trouver , bien dissimulé dans les rochers par 14 m de fond s'enfonce , débouche dans une première petite salle puis descend verticalement dans une deuxième plus grande, où mostelles, fiellas, vives  et langoustes abondent puis s'ouvre une troisième salle bien plus vaste qui débouche sur le large par 25 m de profondeur à flanc de paroi.

Au sortir de la grotte, le fond est en contrebas à 47 m.

La hauteur moyenne de la grotte est d'environ 2 m pour 3 à 5 m de large et presque 80 m  de long, tout en enfilade, donc aucun risque de se perdre, même sans visibilité .

Vu le nombre de vives qui habitent cette grotte, il est hors de question de poser une main nue au sol sans y avoir jeté un coup d'oeil au préalable, la vive tapie dans le sable attend sa proie, dard venimeux relevé !

Le ciel de la grotte est tapissé de repousses de corail en fleur ( donc en période de reproduction ) ,

PXR corail

les langoustes tapies dans leurs trous nous regardent passer, juste un peu craintives.

PXR DSCN0809

Le sol constitué de débris de coquillages et de petits cailloux est parsemé d'anémones. 

Un peu comme lors d'une plongée de nuit, seule la lumière du phare de plongée nous permet de contempler ces trésors.

PXR DSCN0729
le jaune d'or des anémones encroûtantes

Caché dans son trou, en cohabitation avec un gros fiellas un beau homard à été surpris plusieurs fois.
Il y a une technique pour le faire approcher mais...... faut être sage pour que je dévoile le truc.

PXR DSC02239-1
Pépère le homard s'avance doucement, pince coupante en avant !

La traversée de la grotte doit se faire très calmement, pour éviter de soulever trop de particules du fond qui risque de gêner la visibilité.
La stabilisation du plongeur est ici absolument primordiale, trop lourd, il racle le fond et soulève un nuage de particules et trop léger il racle le ciel de la grotte tapissé d'anémones encroûtantes et de corail rouge.

Pas difficile mais délicat.

PXR DSCN0865
Si on est silencieux et calme, il n'est pas difficile de débusquer la flegmatique mostelle.

L'eau est à 12°C, autant dire que l'immersion se fait sans soucis, passer de 2 ou 3°C en surface à 12° va dans le bon sens, la sortie du jus sera moins plaisante.
Un courant soutenu nous oblige à palmer rude pour rejoindre, l'entrée du boyau, c'est souvent le cas à cet endroit , en revanche, il nous "portera" jusqu'au mouillage du bateau pour le retour.

PXR DSCN0960
En sortie de la grotte les bancs de sars et saupes, en rangs serrés nous attendent.

Une plongée toujours excellente et sans difficultés pour commencer cette nouvelle année, le retour en surface sera célébré dignement mais avec les moyens du bord.

Un thé chaud pour réhydrater et réchauffer la bête
une petite boite de foie gras accompagné d'un gorgeon de cotes de Bourg
croquants aux amandes .

c'est ça aussi la plongée entre amis !

PXR DSCN0201
une étrange bouteille de plongée dépasse du sac !

PXR DSCN0204



PXR DSCN0206


PXR DSCN0205

le ciel est désespérément gris, l'eau est grise, mais le moral , lui, est au beau fixe , l'année démarre bien.

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 21:00

Depuis quelques semaines la météo est assez perturbée, les journées de très beau temps succèdent aux journées de grand vent, qu'il soit d'est ou de nord-ouest, ou de forte pluie comme ce matin. Ce qui fait que la mer n'est pas au mieux en terme de clarté.
Faire des photos sous marines quand l'eau n'est pas cristalline, c'est pas le top !



Début novembre, le mauvais temps nous force à plonger à l'abri du vent, derrière l'île Maïre, pour des raisons de sécurité nous avons prit le Zod' plutôt que ma Calypso qui a une plus grande prise au vent et aujourd'hui, il y en a , doublé d'une forte houle croisée !

Plongée sur une épave mythique à Marseille, Le LIBAN, ce paquebot de 91 m qui a coulé  le 7 juin 1903 faisant une centaine de victimes, celui ci ayant été éperonné par un autre paquebot, l'INSULAIRE.

Une épave mythique mais la plongée d'aujourd'hui va nous confirmer que , complètement démollie, cette épave est aujourd'hui, devenue sans interet pour y plonger.


                                                  
                                                        
lire l'article sur Maïre et le LIBAN ici clic .

 Un bout de l'épave en 1996, cette cabine, n'est plus qu'un amas de tôles aplaties.

De cette épave, il ne reste que des tôles aplaties sur le sable, une vague carcasse qui fut sans doute une cabine et des vestiges de machinerie, rien de bien intéressant, ce n'est pas la plus vieille épave de la rade, loin s'en faut, mais c'est la plus abîmée.
Il faut dire que le nombre de plongeurs qui y viennent est assez impressionnant , les clubs ne se gênant pas, c'est près de la cote, peu profond 35 m maxi, et a l'abri. Ceci explique cela.

Les quelques photos  prises ici aujourd'hui , porteront seulement sur la faune et encore, dans une eau chargée de particules ce n'est pas folichon.

                                   Une étoile de mer va dévorer une huître.

L'étoile de mer est un prédateur. Elle se nourrit grâce à son orifice buccal, situé sur sa face ventrale.

La digestion est faite dans deux estomacs séparés, l'estomac cardiaque et l'estomac pylorique. L'estomac cardiaque est comme un sac situé au centre. Il peut être sorti du corps. Quelques espèces utilisent la grande endurance de leur système aquifère pour ouvrir la coquille des mollusques et introduire leur estomac à l'intérieur (digestion externe). Cela leur permet de chasser des proies beaucoup plus grandes qu'elles . Les bras sont aussi munis de glandes digestives .


Une murène, à l'agachon, dans son trou.
A sa droite, une branche de faux corail rouge.

Agachon : mot du parler Marseillais, méthode utilisée par les Louis ( Louis : chasseur sous marin Marseillais )  pour chasser le poisson , en embuscade derrière un rocher.
Technique de chasse très difficile, le chasseur sous marin devant être lourdement lesté pour descendre "comme une pierre" en économisant son effort. L'embuscade va durer un "certain temps", puis il faut penser à remonter, le palmage devra être puissant.
L'agachon Marseillais n'est pas une technique pour chasseur débutant sans entrainement.


Mon coéquipier fouille les restes de l'épave, en vain, l'eau est chargée de particules.


Au dessus de notre tête un gros banc de bogues, le genre à mettre les pêcheurs à la ligne en colère, ils " pitent " bien à l'hameçon mais ici, personne ne mange ces poissons "mange-m....." !

Une arche des Farillons, impossible de s'approcher ni d'y passer aujourd'hui .

Le mauvais temps nous empêche d'aller trop près des arches des Farillons, ces superbes arches rocheuses sont un repaire de gros prédateurs , sars, dorades et dentis mais aujourd'hui un courant violent nous balance contre la roche, on va éviter.

Le site des arches des Farillons, superbe plongée qui nous sera interdite aujourd'hui à cause de la grosse houle et du courant.

L'endroit étant très peu profond, les effets de la houle se font durement sentir.

Une plongée de plus......... mais pas inoubliable.

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 21:30

Il n'y aura pas beaucoup de photos, pourtant ce samedi 30 novembre   octobre ( merci UT, je vois que tu lis  tout ! ) la mer est d'un calme presque exagéré, la température de l'eau très douce ,21° en surface au large et 19° vers 60 m de fond, la visibilité superbe, l'eau est cristalline .
Toutefois, il va manquer l'essentiel, des sujets à photographier, c'est extrêmement rare sur ce site de plongée , aujourd'hui, peu de vie sous marine, ce sont les caprices de la Nature. Mais où sont donc passés les poissons ?

Je vais  y mêler quelques photos plus anciennes, prises sur ce site mais à des dates différentes.


Cet endroit est connu mais peu de plongeurs savent trouver le point, les repères sont difficiles à prendre et pour réaliser une bonne plongée sur cette pierre il vaut mieux être précis.
Ce n'est pas un site de plongée accessible aux débutants ou petits niveaux, par conséquent ce n'est pas rentable pour les clubs locaux, ils y vont peu.
 c'est ici, au sud de Riou à une centaine de mètres de la falaise.

Résultat, les fonds sont bien préservés et exception faite pour aujourd'hui, la faune y est abondante.

Mais pourquoi "la pierre à Daniel" ?
Le Daniel en question était  directeur de plongée d'un club local , et  à ses temps perdus faisait comme quelques uns d'entres nous, de la prospection de nouveaux sites pour plonger. Il a "découvert" ce  piton rocheux qui s'élève de 60 m du fond vers 34 m en pleine eau au sud de l'île de Riou, c'est en plein sur le passage des bateaux de plongée, de pêche et autres nègues chiens.

Daniel est un très grand plongeur , il a été obligé de stopper l'exercice de ses fonctions suite à des problèmes relatifs à son activité de directeur responsable de plongées, c'est dommage, les apprentis plongeurs autonomes ont perdus un excellent prof !
Ceci est un avis tout à fait personnel que j'assume totalement.
Il faut savoir que la position de directeur de plongée est ingrate , et la justice souvent aveugle .

Aujourd'hui, nous sommes trois à bord de ma Calypso, deux iront plonger , le troisième  assurera une surveillance depuis le bord, bien malgré lui, une rage de dents le rendant momentanément inapte à plonger, surtout profond.
Mouillage du bateau sur le lieu précis, sondeur , GPS et connaissance des lieux sont les atouts pour jeter l'ancre pile poil là où il faut.

à 55m de fond, sous une roche une mostelle m'attendait !

Elle se laisse approcher, mais il faut faire vite quand même.

La mostelle, un poisson rarement visible sur les étals des poissonniers, ne se pêche pas au chalut d'ailleurs, sa chair blanche très fragile n'y résisterait pas.

pierre et moule attachés avec un élastique, une technique de pêche très ancienne pratiquée à Marseille.

Un amateur de pêche à la pierre y a laissé un souvenir, il parait qu'on l'appelle le Pechou, mais c'est une rumeur, faut pas tout croire !



Sur le sable quelques rougets se sont laissés éblouir par la lumière du phare. A soixante mètres, le flash n'est pas toujours suffisant mais avec un gros phare d'appoint c'est quelque fois trop !

Une "vieille" s'échappe à toute vitesse 


Ce jour là, une merveilleuse surprise. Ce très  gros poisson lune, Mola Mola, est venu me tourner autour c'était en juin 2005 ! 



Dans le noir des profondeurs, surprise, une murène sort de son trou, octobre 2008.


Fin de plongée, le plongeur au palier tourne autour de la bouteille de sécurité .

Consigne : rester sous la Calypso, à l'abri, et à proximité de la "sécu" gonflée au " mistral " comprimé !

Ici on est sur le passage des bateaux et refaire surface en pleine eau dans cette zone c'est courir le risque de se faire couper en deux par un nègo-chin * .

*
en Provençal, négo-chin = nègue chien, petite embarcation pilotée par un inconscient et tout juste bonne à se noyer  !

La pierre à Daniel ce n'est pas une plongée banale, déjà par sa situation, il faut une mer calme et des plongeurs de bon niveau.
La descente dans le bleu est souvent impressionante, surtout si la visi est limitée.
Cette pierre c'est une roche qui démarre parallèle à la falaise ,  forme une espèce de pic qui remonte vers 34 m et s'incurve vers le large au sud, en faisant un arc vers le plus profond, 62 m !
Autant dire que plonger ici signifie que les paliers de décompression vont être longs  mais la visite vaut assurément le coup.
Ce croissant rocheux est criblé de trous, petites galeries où la faune abonde.

Arriver au point le plus bas, dans le bleu nuit des profondeurs et voir arriver droit vers nous un gros poisson lune qui tout en nous regardant du coin de l'oeil va poursuivre son chemin est un spectacle inoubliable.

En recontrer un suffisament "amoureux" pour me tourner autour sans crainte au point que j'ai du mal à avoir assez de recul pour le prendre en photo est un moment exceptionnel qui ne se renouvellera sans doute jamais.

La remontée sera toujours longue , on a le choix , soit remonter le long de la corde de l'ancre du bateau et faire les longs paliers accroché à la corde ( plus de 20 minutes ) , soit partir plein nord, vers la falaise de Riou  et remonter progressivement pour faire les paliers en longeant la cote.
C'est moins long et moins lassant mais le retour au bateau, par la  surface, risque d'être dangereux si la mer est trop houleuse, les bateaux circulant dans les parages ne nous voyant pas.




 

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 22:00
Pour ceux qui connaissent un tant soit peu la géographie de notre Pays, je vous rassure, le réchauffement climatique n'a pas ( pas encore ) fait monter le niveau de la mer jusqu'à Briançon.
Je n'ai pas fumé la moquette non plus !


Donc , c'est parfaitement clairs et lucides que ce samedi 26 septembre, mon pote et moi sommes allés tremper nos palmes dans l'eau qui entoure l'île de Jarre, au lieu dit "la pierre de Briançon".
Pourquoi ce nom, personne ne le sait vraiment et si c'est par une sorte de ressemblance avec un rocher des environs de Briançon, je veux bien mais ce n'est pas si sûr.
Chez nous, on a, il faut bien l'avouer,  une certaine tendance à modifier, déformer, les noms et les mots et au fil du temps l'origine du nom a fini par disparaitre.

Une plongée pour les jours de très petite forme et raison médicale oblige, mon pote ne peut pas "descendre" ( temporairement ) donc on va rester calme, je ne depasserai pas 26 m et lui 10.
Mais cet endroit a été choisi parce que c'est dans la zone des 10/15 m que c'est le plus beau, surtout aujourd'hui, avec une mer d'huile ( bonasse ) cristalline, et encore assez chaude 22° en surface.

Mouillage de Calypso dans la petite  calanque à l'est de la pierre sur un fond de 25m et c'est parti !

                   
     la calanque où on va mouiller, ( la photo a été prise cet hiver ).


la fameuse "pierre de Briançon", dent rocheuse qui emerge de l'eau, il y en a autant en dessous avec une superbe arche et deux tunnels.
photo prise cet hiver avec une mer un tantinet démontée.
les traces d'érosion sont bien visibles sous la ligne de niveau.

la plongée va se dérouler d'est en ouest, de la calanque vers la pierre et vu la profondeur que l'on s'est fixée, nous allons rester le long du tombant.
                                                             
Labre aux aguets.

Dans ce coin, l'île de Jarre est un vrai gruyère, d'innombrables trous, tunnels et grottes, il est impossible de tout voir.
Un peu plus loin vers l'est, il y a même un long  tunnel qui traverse l'île de part en part.... plongée périlleuse.


Un premier tunnel va nous emmener vers la pierre de Briançon, je ne vais pas le traverser, aujourd'hui il y a un bon courant et ce tunnel est très étroit, ce serait dommage d'abimer la  flore et la faune fixée sur mon passage.

 le contournement va me permettre de voir ce pan de roche recouvert d'anémones encroutantes d'un superbe jaune d'or.
 la pierre apparait devant moi, elles aussi est percée d'un tunnel étroit que je vais délaisser pour descendre directement vers l'arche qui sert de refuge à de nombreuses colonies de sars.
Dommage que le flash du Nikon ait une portée aussi limitée, c'est un très bel endroit. -26m au sable.

Comme prévu les sars sont bien là, à l'abri des pecheurs qui en surface ne peuvent pas venir à l'aplomb avec leur bateau.
J'en sais quelque chose, pour m'approcher un peu trop de la pierre en surface, j'ai failli taper le rocher avec le bateau et j'y ai laissé une ancre.

A la sortie de l'arche, oh belle surprise, je me trouve nez à nez avec un très beau mérou, mais il a été nettement plus rapide que le temps de réponse de mon lymphatique et vieux Nikon et je n'ai photographié que le sable. Désolé !

 encore des sars

 et de minuscules juvéniles, il semble que ce soit des bébés girelles, taille moins de 2 cm de long !


Un banc de saupes ( daurade-rayée ou arnaque à touristes des restaurateurs ) paisiblement en train de brouter .

Dans une petite grotte, du corail "en fleur" et la tache ridée au dessus, c'est une poche d'air prisonnière dans le plafond de la grotte.
Poche d'air probablement alimentée par les bulles des plongeurs qui passent par ici.

Une toute petite plongée pour les jours où d'autres seraient restés  au lit , mais se priver de plonger dans une eau chaude claire et avec autant de vie aurait été dommage !





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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 21:30
Ce samedi 12 septembre, reprise de contact avec l'élément liquide après presque un mois sans aller sous l'eau, que ce soit en raison de la météo ou des vacances en Guyane.

Malgré un très grand beau temps et une mer d'huile, nous allons jeter notre dévolu dans la calanque des contrebandiers, il n'est pas question pour cette reprise de se faire une soixante ou plus ( je n'ai plus 20 ans ) et les sites abordables sont déjà squattés par d'innombrables bateaux de plongée, le beau temps expliquant celà.

Bien que plonger ici ne soit pas une plongée de 2ème choix, nous y sommes venus il y a un mois ce qui explique le léger manque d'enthousiasme.

Le mouillage de la Calypso se fait sans problèmes, toute la calanque est pour nous.

               Le bateau, sans gêne, se place bien en travers de l'entrée de la calanque.

L'eau est chaude, il n'y a pas de courant, la visibilité est cristalline, on se dirait presque aux Antilles.

Enfin, quand je dis que l'eau est chaude, c'est de la surface jusqu'à 35 m car au delà une thermocline bien visible dans l'eau doit nous faire perdre quelques degrés bien sensibles.

           Une limace, Doris dalmatien, en train de brouter, longueur 5 cm environ.

Pas beaucoup de vie, quelques bancs de sars, des dorades de belle taille, et le cortège habituel des murènes, chapons et fiellas ( congres ) plus tous les petits , castagnoles, apogons, bogues qui miroitent dans cette eau super claire.

                 Curieuse, Mme murène, viendra se placer bien devant l'objectif.

La descente se limitera à 41m , ce sera suffisant pour aujourd'hui et la grotte étroite et sombre ne sera pas visitée, une petite forme quoi !

Un beau fiellas vient aux nouvelles, devant, lui les taches orangées sont de petits bébés apogons, des juvéniles.


                 Maman apogon ne manque pas de venir veiller sur sa progéniture.

Une remontée tranquille et progressive permettra de faire une grande partie des paliers sans s'en rendre compte.

Une plongée de reprise agréable et sans prétentions.

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 21:30

A l'extrémité est du grand archipel des îles de Marseille, il est deux ilots qui se détachent bien de leur île mère, Riou.

Il s'agit du petit et du grand Congloué.

De la pointe Caramassaigne de Riou et passant par ces deux îlots, il a été délimité une zone interdite à la plongée et à tout mouillage de bateau car dans les profondeurs git depuis des siècles, au moins une épave antique chargée de Dolias*  relativement bien conservées et "travaillées" par Cousteau et son équipe dans la fin des  années 50.

*Les dolias sont des amphores de grande contenance, environ 200 litres, qui ont marqué la fin des amphores et ouvert l'ère du tonneau.

Ce triangle qui délimite cette zone coupe le grand congloué en deux de part en part.

A l'endroit où la ligne pointillée coupe le grand Congloue se trouve la plongée à la pierre de Cassis.

En bordure de cette zone interdite à la plongée, on va trouver deux ou trois spots de  plongée relativement interessants,classés ici dans l'ordre de mes préférences . .
 La pierre de Cassis
 Le couloir à gorgones
 Les Bankaws

Les Bankaws c'est réservé pour les amateurs de "profonde" sans plus, c'est sans interet.
Le couloir à gorgones, on en reparlera une autre fois c'est un plongée fabuleuse.
La pierre de Cassis, c'est la plongée de ce dimanche 9 aout, un site que l'on ne peut aborder que par beau temps et de préférence sans courant marin, pour plus de sécurité.
Quand on fait les choses en plein, c'est une plongée profonde vers 62 m au sable, qui va nous emmener loin du bord,  et il est exclu de refaire surface en pleine eau et juste dans le passage des bateaux.

 les conditions sont :
- mer relativement calme pour un mouillage en sécurité du bateau
- pas trop de courant pour ne pas se retrouver en dérive dangereuse
- si possible une bonne visibilité pour apprecier tout la beauté de ces fonds
- des compagnons de plongée sur lesquels on peut compter.

                                  Les deux congloués, en arrivant par l'ouest.

Dimanche, toutes les conditions étaient réunies avec en prime une eau qui commence enfin à se réchauffer, il était temps.


Je vais mouiller l'ancre de ma Calypso sur 40 m de fond, il faudra prévoir le dégagement de celle ci avant de faire surface, ce qui va engendrer des paliers assez longs.

Cette plongée s'appelle la pierre de Cassis car depuis la pointe nord-est du Grand Congloué et par 35 m de fond part une langue rocheuse d'une centaine de mètres en direction de Cassis.
Les abords de cette langue rocheuse forment de part et d'autre deux tombants superbes.
Ici on va trouver presque à coups sûrs, des loups remontant du fond vers le sommet de la pierre, des mostelles, murènes, en pleine eau des bancs de gros poissons, dentis, grosses daurades ou même des liches.

            Très gros denti en chasse, gueule agressive, dents pointues et proeminentes.
                        Sa livrée bleue métal le rend encore plus effrayant.

                             Ce dimanche nous en avons compté plus de 25 !

Il nous est même arrivé de se trouver en plein terrain de chasse d'un groupe de petits barracudas, c'était de la folie furieuse, les barracudas en chasse sont de vraies torpilles.

Le tombant plein ouest nous emmène vers des profondeurs difficilement avouables, 60 m et même largement plus.
Il y a encore quelques années un filet de pêche s'était enragué dans l'extrémité de cette langue rocheuse et drapait le tombat de concrétions multicolores, il n'a pas résisté aux outrages du temps et de la mer furieuse.
                                                     Vu du tombant ouest.
                     Le filet accroché au surplomb n'existe plus depuis 2 ou 3 ans.

Le retour par le tombant est nous fait passer devant une stèle posée ici en mémoire d'une plongeuse photographe professionnelle décedée en plongée.
                   Une stèle sous marine en mémoire à Sophie de Wilde et à sa compagne de plongée.
                                          " On ne voit la vie que si on en voit la beauté"

Petit rappel pour plus de prudence, ce genre de souvenirs doit pouvoir calmer les ardeurs.
Les paliers se feront en limite extrême de la zone interdite pour profiter en plein de  l'effet " mini réserve naturelle " de cette zone.


Vaillament accrochées aux algues, ces Flabelines mauves ( limaces ) se font remuer par le ressac.

Une roche trouée délimite bien le début de la zone interdite, mais quel plongeur n'a pas un petit peu franchit la ligne?

          Cette roche trouée est un véritable repère pour banc de sars bien à l'abri des pêcheurs.

Un reste d'épave ? une barre à roue ? sans aucun doute  un reliquat des investigations de Cousteau, ce débris n'est malheureusement pas un cas  isolé.

En plongeant sur les sites archéologiques étudiés entre les années 50 et 90 on se rend bien compte que  l'idée de ne rien jeter "par dessus bord" est relativement récente.
Que ce soit ici ou sur d'autres sites des environs, les  fonds recellent encore quantité de gros pneus ( pour protéger les bateaux des chocs ) des futs d'essence, des cables d'acier etc.. autant de déchets que les différentes campagnes de recherche ont laissés sur place.

La mer ne digère pas tout, pas si vite .


                          Une jolie murène garde l'entrée de la zone interdite.


                             Un sar curieux s'approche bien près de l'objectif !


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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 23:15
La pointe Caramassaigne se situe tout à l'est de l'île de Riou, autant dire que cette pointe délimite l'extrémité est du grand archipel des îles de Marseille.

1ère précision, ici on ne prononce pas le "i" de caramassaigne donc on va dire caramassAgne, ne cherchez pas à comprendre, c'est comme ça !

2ème précision , ce site est un spot de plongée.
Quand je dis un spot, ça veut dire que les clubs de la région y viennent régulièrement foutre à la flotte des dizaines de plongeuses et plongeurs, plus ou moins débutants donc plus ou moins respectueux ,sans le vouloir, des fonds marins.


                                        La pointe nord est de Riou, Caramassagne.

 Ce spot présente l'énorme avantage de pouvoir y faire tremper des petits niveaux  ou des plongeurs avertis , toutes les profondeurs, de 12 à 65 m sont accessibles sans trop palmer et à  toutes les profondeurs les fonds sont d'une beauté exceptionnelle.
Rareté pour un spot, ce site n'est pas abimé par les nombreux plongeurs, contrairement à d'autres ( l'île Moyade, entre autre ) , il faut croire , et j'en suis certain, que le courant parfois violent qui règne ici, est régénérateur pour la flore et la faune sous marine.

Vers la pointe et  le long de la paroi nord de Riou, dans des profondeurs allant de 12 à 25 m de gros blocs détachés de l'île forment un véritable vivier à poisson et autre faune.
Il n'est pas rare de trouver, langoustes, bancs de sars, murènes, mostelles, rascasses et chapons mais aussi gros oursins verts, limaces , lièvres des mers etc.. Il suffit de bien regarder et de ne pas trop gesticuler .
Limace, DORIS GEANT, espèce endémique à la mediterranée, il peut atteindre 20 cm, celui ci mesure environ 15 cm et se nourrit d'éponges. Derrière lui, un brin de corail cassé.

Le tombant vertical de la pointe Caramassagne descend à la verticale jusqu'à 43m au sable, cet endroit donne le vertige au plongeur peu habitué à descendre "comme une pierre" mais au fond c'est superbe, le tombant coloré et vivant, dans notre dos le large avec son sable qui part  en pente douce dans le bleu nuit des grandes profondeurs.

Au pied du tombant vers 40 m de fond, ce superbe St Pierre ( Zeus Faber ).

La légende dit que saint Pierre, apôtre de Jésus,  attrapa un jour le poisson sur l'ordre du Christ pour retirer de sa bouche une pièce d'or. L'empreinte de son pouce est demeurée et s'est perpétuée de génération en génération et le poisson porte toujours un gros point noir sur ses flancs ! C'est ce que raconte la bible .....
Mais la mer de Galilée n'étant pas l'habitat de ce poisson. Certains disent que c'est suite à cette pêche, que ce poisson aurait quitté cette mer.

Un poisson solitaire, qui peut atteindre des tailles respectables ( jusqu'à 20 kg ) et qui se nourrit d'autres poissons vivants en groupes , sardines etc.

Le poisson incontournable (et hors de prix) pour une vraie bouillabaisse.

Et puisque nous sommes dans les parages, on peut avoir une pensée pour St Exupéry, c'est à peine plus loin que git son avion. Epave découverte il y a peu par le l'excellent plongeur-archéologue Luc Vanrell .
N'espérez pas aller faire un tour sur cette épave mythique, le point GPS est tenu confidentiel et chercher au hasard entre 60 et 87m de fond, aucun plongeur sérieux ne s'y amusera.

Plus au nord-est  un tombant sous marin va nous emmener vers des profondeurs accessibles aux niveaux 3 et plus, jusqu'à 65 m où deux grottes se succèdent une à 50m l'autre plus petite vers 62, un long couloir sous marin nous fera remonter dangereusement en plein milieu de la passe entre Riou et Congloué , dans le passage des bateaux.
Dans la 1ère grotte, une mostelle habituée des lieux , et devant une minuscule vive .

Il est donc primordial de bien connaitre les lieux , de toujours savoir où on se trouve et de ne JAMAIS faire surface en pleine eau, en été ici, c'est l'accident assuré .

Dans un recoin de la grotte, un oursin melon, aux épines vertes, diamètre 15 cm environ.

Le remontée lente se fera dans les blocs puis le long de la paroi de l'île, à l'abri des bateaux et pour faire ses paliers autrement que pendu à la corde du bateau.

Pendant les inévitables paliers de décompression, on va croiser sans les chercher de très beaux bancs de sars.

Ou quelques rougets nonchalants ( en apparence ) en train de faire ripaille .

Celui là m'a vu et se demande s'il doit déguerpir ou s'il peut continuer à manger.
Il a relevé ses nageoires et au moindre geste brusque de ma part, il part en flèche.


Plongeurs hors club, pensez à dégager votre ancre avant de remonter, ici les fonds sont fragiles et remonter une ancre bien accrochée va entrainer avec elle une partie de la flore et de la faune fixée.



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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 23:00

Je rassure tout de suite ceux qui commencent à me connaitre, NON je n'ai pas fait une overdose  télévisuelle, malgré le tour de France, malgré les soucis de notre Président, malgré le Grand prix de F1 , malgré tout le reste, pardonnez moi d'en oublier mais la télé et moi, nous formons deux entités bien différentes.

La télévision dont je vous parle est une jolie et spectaculaire grotte sous marine , plutot un gros tunnel, peu profond et grand écran, qui bénéficie d'une luminosité exceptionnelle.

Sur la face sud de l'île de Riou, à la sortie de la calanque du contrebandier, il y a une petite anse bien abritée du Mistral, tant redouté des bateaux à l'amarre.
Entre le tombant du large et le coté ouest de cette anse, un tunnel , une entrée trois sorties , est percé, l'entrée est à une quinzaine de mètres de profondeur, la sortie principale à moins de 8 m .
Bien sûr ce tunnel n'est pas le but principal de la plongée qui se fera le long du tombant du large entre 40 et 45 m de fond.
Une plongée sans difficultés particulières, sinon, un bon sens de la gestion d'une plongée pour arriver au bon endroit au bon moment. Mais quand on descend au delà de 40m c'est, en principe, quelque chose que l'on doit savoir  faire.
Descente dans de gros blocs rocheux où, avec un peu de chance on va dénicher mérous, langoustes et mostelles ( pas de mérou aujourd'hui, l'eau n'est pas très chaude , 14° au fond, 18 °seulement en surface ) .
               Dans les blocs rocheux, une jolie mostelle, s'échappe à notre approche.

                             Mais , curieuse, reviens vite voir ce qu'il se passe.

Arrivé au sable, on va admirer ce tombant dont les trous regorgent de langoustes, cigales de mer et autres galathés.
De jolis brins de corail, en fleurs, en fait ce sont des tentacules qui laissent s'échapper le sperme en vue de la reproduction, au gré du courant.

La remontée le long de la paroi est la partie la moins excitante, mais de bonnes surprises peuvent parfois arriver, un gros banc de loups, ou de sars tambours, voire de rares dentis.
Arrivé vers les 15 m , un surplomb va nous emmener vers l'entrée de la grotte, hyper lumineuse vu son peu de  profondeur.
Cette luminosité bleutée et la taille de l'ouverture fond penser à la lueur du petit écran dans un salon privé de lumière, d'où le surnom que nous lui avons donné.
             Le halo bleuté de la "télévision".
Sans compter que devant cet écran passent des bancs de sars, de loups, de saupes, ou un plongeur en sihouette.
 
Une jolie plongée pas trop difficile, mais qui depuis le temps que je la connais n'a jamais déçu, il faut dire que l'endroit est peu fréquenté des clubs de plongée.
                                La sortie, dans 8 m d'eau.

C'est l'endroit rêvé pour admirer gorgones et coraux, dénicher une murène dans son trou, un petit mérou peureux, bref, la plongée sans prise de tête et qui laisse admiratif devant tant de beauté préservée.
Gorgones nous offrant toute sa palette de couleurs, mise en évidence par la lumière du phare de plongée.

           Surprise, cette murène se blotti dans un trou trop petit pour elle.

Calypso sera mouillée dans l'anse, l'ancre bien sécurisée  dans un trou près du logement d'un poulpe qui nous a gentiment prêté "son jardin" , je vais faire en sorte de le déranger le moins possible et l'ancre, au moment du départ sera remontée à la main pour ne pas chambouler son devant de maison.

Le super beau temps de ce dimanche a fait le reste pour que cette petite plongée soit une excellente plongée.

Les poulpes, effet, aménagent leur trou, devant l'ouverture un espace est dégagé vers le devant et souvent de petits cailloux ornent l'entrée.
Je ne crois pas que ce soit le sens de la déco qui anime cet animal mais plutot son sens pratique, les cailloux en question pourront fermer l'entrée si un danger se présente, avec ses tentacules il va les ramener vers lui et boucher son entrée aux prédateurs.
De toutes façons, avec ses huit bras, il sait tout faire.
Malgré son air de " pieuvre" le poulpe est un animal marin intelligent et au regard attachant.
Il y a maintenant vingt ans que j'ai arreté la chasse sous marine et je suis certain d'être aujourd'hui incapable de tirer un poulpe, s'il est difficile voire impossible de regarder un vulgaire poisson dans les yeux, avec un poulpe, c'est quasi inévitable !

Pourtant bien cuisiné ..........

                                          Dis, ch'uis pas mignon ?


                                                Spirographe dans les gorgones.



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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 10:00
Le 21 février 1970, le Chaouen, cargo en provenance de Casablanca, fait route vers Marseille chargé de 640 tonnes d'agrumes.
A 19h05, il éperonne l'île de Planier après avoir probablement heurté le récif à fleur d'eau de la pierre à la bague.
Les raisons de ce naufrage sont inconnues, très certainement une navigation au pilote automatique alors que les cotes Marseillaises sont à vue. ( ce n'est pas rare encore de nos jours quand, étant à la pêche vous voyez un cargo foncer droit sur vous sans faire le moindre écart , normal ,  il n'y a personne dans la timonerie ! ) .

Ce jour là et les suivants, la rade de Marseille a connu une pollution étonnante, une pollution aux agrumes.
Imaginez 640 tonnes d'oranges déversées dans la mer et poussées vers la côte  par un Mistral soufflant à 40 noeuds. Il y a des pollutions maritimes bien plus inquiétantes.
Lancé à pleine vitesse, à 12 noeuds, le cargo monte carrément sur la roche et s'incline sur babord quelques heures après.
Il est resté longtemps ainsi, la proue à l'air libre et la poupe reposant par 31 m de fond, l'énorme hélice bloquée dans le sable, pales tordues.
Avouez que s'emplafonner, de jour, par temps clair ,  sur une île surmontée d'un des phares les plus puissants de France a quelque chose de comique et polluer la rade avec des oranges n'arrange pas les affaires de l'équipage qui s'en est sorti sain et sauf, malgré peut être une grosse honte pour le  Commandant... noooooon ?
On est comme ça nous ici, on aime bien les histoires originales, tout le monde à entendu parler de la fameuse Sardine, mais cette histoire là est à mon avis pas mal non plus et elle a le mérite d'être véridique.
Aujourd'hui cette belle épave de 85m de long repose toujours au même endroit, elle a un peu vieilli bien sûr, la proue ne crève  plus  la surface de l'eau , le navire s'est enfoncé par l'arrière et la rouille a fait le reste.
           trés beau dessin tiré d'une carte postale, représentant le Chaouen.

Quand on visite cette épave dont les entrailles sont tout de même réservées à des plongeurs avertis car les tôles coupantes et en déséquilibre sont nombreuses, il faut toujours penser que nous sommes à 90° par rapport au bateau, celui ci étant parfaitement couché sur son flanc gauche.
      Dans une salle, un cintre vestige d'une occupation humaine.

          A proximité du cintre, une langouste, simple changement de locataire.

Dans la salle des machines, les énormes diesels bien concrétionnés semblent fixés au mur , idem dans les toilettes ( tout au moins ce qu'il en reste ) les cuvettes de WC ... collées au mur !
             Gros plan sur un injecteur du gros moteur diesel

   les concretions, la rouille et le peu de visi laissent à peine entrevoir l'énorme diesel.

Dans la partie technique, le local électrique est bien reconnaissable, les gros fusibles en porcelaine sont intacts mais impossible de les devisser, le coupe circuit triphasé est lui aussi visible, des cables, batteries, et bien sûr de la ferraille rouillée partout .
          Les gros fusibles en porcelaine, comme au "bon vieux temps".

Le coupe circuit principal ( sectionneur à couteaux ) bien concretionné lui aussi, il ne reprendra plus du service !

Dans une autre salle , des centaines de cagettes en alu qui  contenaient les fameuses oranges sont entassées pêle mêle et le métal blanc commence à bien se désagreger sous l'effet de l'electrolyse naturelle.
   L'arbre d'hélice et son système d'accouplement, nous sommes ici dans les profondeurs du navire.

Le gigantesque mat bipode est toujours planté dans la coque, il part à l'horizontale comme une flèche lancée orgueilleusement, sa solidité semble à tout épreuve. C'est bien sûr le lieu privilégié des photographes sous marins.
                    couché sur babord, le navire projette son mat à l'horizontale.

Arrivé à la poupe, l'hélice en alliage de cuivre est toujours là, étonnant, elle n'a pas été piratée, il faut dire qu'elle soutient tout le navire qui repose sur elle par l'arrière !
                      L'hélice, aujourd'hui bien ensablée.

l'hélice en 1994, avec mon pote JJ. et des milliers de tonnes de ferraille au dessus de la tête.
J'estime l'enfoncement arrière du navire à plus de 2,5m en 15 ans.
(Photo jluc , Nikonos II.)

Il y a quelques années on pouvait passer sous l'étambot ( dernier palier supportant l'hélice ) aujourd'hui le navire s'est enfoncé dans le sable et c'est tout juste si l'hélice est encore visible, elle est pour  moitié enfouie dans le sable , la pale tordue n'est plus visible. La profondeur ici est de 31,4 m au sable.
C'est un endroit où les beaux poissons aiment à se cacher, autour de l'hélice et du gouvernail dont seule une petite partie subsiste à l'horizontale, aujourd'hui c'est un petit mérou qui se cache mais gros chapons et belles mostelles sont des habitués.
Cette épave est pour moi chargée de souvenirs, ce fut ici, ma première plongée "dans de la ferraille", il y a déjà...... fort longtemps mais le souvenir est intact.
En remontant du fond de cale, la couleur des bulles est rouge/orangé, la rouille remonte avec mon pote !

Passant par des trappes à peine plus grosses que moi, pour accéder au noir absolu des cales , juste eclairé par le faisceau de ma lampe et encore, à condition de ne pas palmer en touchant le fond, sinon une vase rouillée remonte et bouche la visibilité.
              Le pont et les infrastructures, vues depuis une écoutille

Explorer ces lieux où un équipage avait ses habitudes, ses servitudes aussi est un moment étrange. Salles des machines, salle électrique, cales de chargement, carrés des officiers , coursives. Il faut un gros effort d'imagination pour aujourd'hui reconnaitre tout celà où alors, bien connaitre les lieux.
           tôles déchirées laissant entrevoir le soleil du fond de la cale avant.

L'attrait de l'épave nous fait souvent oublier que nous sommes au large et que dans le bleu de la mer les plongeurs étant tous avec le regard braqué sur la ferraille, il y a souvent dans notre dos des bancs de beaux bestiaux qui attendent juste que nous soyons repartis pour recoloniser ce gros  abri à poisson.
Hé les plongeurs, ne jamais oublier de regarder dans votre dos ! un banc de rares dentis ou de belles dorades vous espionne, il s'est juste enlargué pour vous laisser temporairement la place.

Cette épave incontournable pour qui vient plonger à Marseille est un cas rare, c'est une plongée qui peut satisfaire le plongeur bien confirmé qui va , avec les précautions d'usage, pouvoir explorer les entrailles du navire, mais aussi, donner du plaisir au plongeur niveau 1 ou 2 qui pourra tout en restant à l'extérieur se satisfaire de cette masse de fer abritant une faune sous marine discrète mais bien présente. Enfin le tout débutant peut y faire son baptème si toutefois l'école de plongée voudra bien l'emmener jusque là pour cette primo immersion.
               Des centaines de castagnoles et anthias se partagent les lieux.

Et puis pour terminer cette présentation, ne pas oublier que tous les bouquins ou magazines spécialisés traitant du sujet présentent des photos dont les plus récentes ont au moins 10 ou 15 ans et que depuis la dégradation du navire s'accélère, tant par les ravages de la mer souvent furieuse par ici, que par les hordes de plongeurs qui sont lachées depuis les bateaux des clubs de plongée.

   Rascasse ( scourpe en Marseillais ! ) impassible regardant passer les plongeurs.

Comme beaucoup de bateaux du 20ème siècle, les matériaux utilisés ne sont plus faits pour durer et resister à la mer, adieu les parties métalliques en alliage de cuivre,( il y en a encore un peu, on peut en trouver encore aujourd'hui mais faut bien fouiner....héhéhé ) et bonjour les alliages d'alu qui sous l'effet de l'electrolyse naturelle se décomposent en une espèce de gélatine blanchâtre du plus mauvais effet.
Et puis bien sûr beaucoup de ferraille et la ferraille, sous l'eau çà rouille vite.

A l'avant, dans 12m d'eau, une des deux ancres est venue se poser au fond, la coque étant détruite à cet endroit. La deuxième est bloquée sous la coque.

Cet abordage du phare de Planier n'est pas un fait unique, les épaves qui se sont fait piéger par le récif de la pierre à la bague sont nombreuses, pas plus tard qu'il y a quelques mois un cargo chargé de céréales s'est echoué sur le récif, sans trop de dommages, il était quand même à plusieurs dizaines de miles de sa route "normale" , c'est beau l'électronique de navigation mais la surveillance humaine est encore necessaire.
Une pollution avec quelques milliers de tonnes de blé au fond de l'eau et c'est adieu à tout un ecosystème.


A noter que ce cargo échoué, on a tous cru, nous les plongeurs que nous allions avoir une nouvelle épave à visiter, on commencer à affuter le matos !
Sa résistance à se dégager du récif malgré les efforts des remorqueurs nous laissait entrevoir un ....espoir !
Las il s'est dégagé tout seul, sans avertir, il faut dire que la marée même si elle est faible ( moins de 60 cm ) existe quand même et que parfois c'est suffisant. Il suffisait d'attendre.


Ne croyons pas que les plongeurs ( et moi en particulier ) rêvent de voir les bateaux couler mais quand il n'y a pas de victimes, et que c'est la c.......humaine qui crée l'accident, alors aucun regrets !






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  • Jean Luc
  • passionné par la plongée sous marine, je suis aussi un amoureux des collines Provençales.
La plongée et la rando sont mes activités sportives preferées.
La cuisine,la lecture,la photo, la pêche  et le jardinage sont mes activités plus calme
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sommet Marseilleveyre 01-2014

calanque de l'Escu 01-2014

au fil de mes envies 12-2013

Beouveyre 12-2013

La cheminée Lacroix 01 2014

Mont Puget et couloir du candelon 01 2014

La grotte de l'Ours 01 2014
Les falaises du Devenson 02 2014

Au dessus de Sormiou 03 2014

Le pas de la demi Lune et Marseilleveyre 03 2014

La grotte de la colonne 03 2014

La croix du Malvallon 03 2014 

Le cirque de Melette-walkyries 06 2014 

Le renard des calanques 

 

Les massifs de Marseilleveyre à Aubagne :

La source des eaux vives

Le balcon des Escourtines

Le Montounier et la chapelle St André

Le Mont St Cyr

Le four à cades de revers de boquié

Le Baoù de la Candolle

Le balcon des Escourtines et la source des eaux vives - juste au delà de mon jardin

Le Douard et les gorges de la petite ste Baume  

Notre dame de Julhans

Le mont Lantin et le mont Carpiagne

Le mont Lantin et la source des eaux vives

Le vallon de Gendame

Le cabanon du Marquis 01-2014

 

Massif de Regagnas et mont Aurélien :

L'ermitage de st Jean du Puy

Le sommet du Regagnas  

Le rocher Olympe du mont Aurelien

le Mont Olympe

Le plateau de la Serignane

Le mont Olympe et le rocher de 11 heures

Le rocher de 11 heures

pique nique à st Jean du Puy 12-2013

 

Massif et Parc naturel du Luberon :

La foret de cèdres

La combe de Sautadou  

Le tour du Roumagoua 

Oppede le vieux, versant nord

La source du Mirail

Le pin de l'Eigoune

La Groupatassière

Le plan des Agas

Les moulins du Veroncle

La combe de Vaumale 04 2014

 

Massif de ste Victoire :

Le pic des mouches

Le pic des Mouches version plus longue

Le pic des mouches au départ de Puyloubier

Le sentier Imoucha et les cretes de costes chaudes

Le Prieuré et la croix de Provence

Le Garagaï

Refuge Baudino au départ du parc des 2 aiguilles

D'un barrage à l'autre

L'ermitage st Ser

De st Ser au pas du Clapier

Le pic des mouches au départ de Puyloubier

Le pic des mouches par st Ser

Le gouffre de Garagaï

La croix de Provence par la marbrière

Refuge Baudino nov 2013

Le vallon de la Tine 03 2014

Le gouffre de garagaï 04 2014

Le pic des mouches 04 2014   

 

Le Verdon :

Le sentier des pecheurs

Le sentier des pêcheurs 2012

La chapelle ste Maxime, la draille des vaches

Le lac de ste Croix, le tour du Defens 

 

Divers :

Guillestre et la rue des masques

Raquettes à Risoul

Var, Lou gro Cervo

Var, La grotte du Garou

Var, Les gorges du Caramy

Var, les gorges du Caramy depuis le barrage

Var, le vallon du rocher des abeilles
Les crêtes de Roque Menourque 

La calanque de Figuerolles, cote bleue

Le mont Concors

Mazaugues, les ruines de Touchou

Le Puy ste Réparade, la Quilho
St Esteve Janson, le chateau

Notre dame des Anges...dans le Var

Vaucluse, le mur de la peste

Cote bleue, calanque de la Vesse

Alsace, mont ste Odile, le mur païen

Guyane, le sentier Rorota

Le village troglodyte de Calès

Port d'Alon, sentier du littoral

Le Mourre d'Agnis

La grotte du Mounoï Var

Var , le chateau du Diable 05 2014

Var, les gorges du Destel... l'intégrale 04 2014


Corse :

La boucle de l'Acciolu

Le sentier du facteur de Girolata

Le refuge d'Ortu

La punta di Bonassa

 

Andorre :

Le lac d'Angolaster

Le col de Juclar

Les lacs des salamandres  

Les lacs de Meners

Les lacs de Siscaro

Le circuit nature de Canillo 

 

Ardèche :

Le chateau de Pierre Gourde

Le sentier du vigneron

Le tour de Girond

Le chateau de Rochebonne

 

Lozère :

Eglazines et st Marcellin

Les echelles de Cinglegros, le pas de l'Arc

Causse Méjean corniches de la Jonte

 

 

 

 

 Plongées en Méditerranée :

 

1ère plongée de l'année 2009
La pierre de Briançon

L'île Moyade
Au phare de Planier
La calanque des Contrebandiers

Cadaquès, Massa d'Or
L'épave du Donator
L'épave du Chaouen
Le grand Congloué
La grotte de la Télévision
L'impérial du milieu
L'île de Riou
La pointe Caramassagne

La pierre à Daniel
Pointe Caramassagne 02/2010
La grotte de la télévision 03/2010
Quelque part vers Planier

Caramassagne, la grotte 04/2010  

Le tombant de la boulegeade 

Le tombant de la boulégeade 2

Au sud ouest de Planier  

Planier, Mola mola
L'épave du Ker Bihan

La pierre de Cassis  

La pierre à Daniel(2)  

Plongée...dans mes archives photos

Ma dernière chasse sous marine

Le couloir des gorgones

Zeus faber, un poisson de légende 

Grand congloué, les bankaws  

2011 la calanque du contrebandier

06/2011  La pierre de Briançon

2011 La grotte de la télévision

08/2011 Caramassagne

08/2012 la grotte à Peres

08/2012 la pierre à Daniel

08/2012 l'arche de Planier

06/2012 la grotte de la télévision

06/2012 la calanque de l'Escu

03/2014 Riou pte Caramassagne 

02/2014 calanque du contrebandie

07 2014 dans le bleu, calanque du contrebandier 

06 2014 la pierre de Cassis 

06 2014 la cap nègre 

 

 

 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







Gites et chambres d'hotes

Coups de coeur

 

Quelques sites que je recommande :

 

Jacques Testa artiste peintre.

 

Ely Boissin artiste peintre et plongeur .

 

Les dessins de RB 

 

Glibert Thomas, le peintre des calanques